20.08.2017, 10:21

Etats-Unis: accrochages en marge d'une manifestation d'extrême-droite à Boston

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Malgré les heurts, aucun blessé n'est à déplorer.

Extrême-droite Une manifestation d'extrême-droite a été émaillée d'accrochages à Boston. Des militants anti-racistes ont été repoussés violemment par des forces de l'ordre.

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Boston samedi pour protester contre un rassemblement pour la "liberté d'expression" de l'extrême droite. Cette manifestation a été émaillée d'accrochages avec la police.

 

"Pas de place pour la haine" ou "Rentrez chez vous, nazis" pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans le cortège, fort "probablement" de "quelque 40'000 personnes", selon le chef de la police de Boston, William Evans.

Manifestants et contre-manifestants ont été tenus séparés par les forces de l'ordre, évitant la répétition des violences du week-end dernier à Charlottesville, en Virginie. Les activistes de la "droite alternative" (alt-right), confinés dans le parc historique de Boston Common, ne dépassaient pas quelques dizaines de personnes.

Heurts sans blessés

Face à l'ampleur de la contre-manifestation, le rassemblement pour la "liberté d'expression" a pris fin de manière anticipée. Les heurts ont éclaté alors que les policiers veillaient au départ dans le calme des participants à ce rassemblement, a expliqué M. Evans.

Les policiers ont repoussé des manifestants anti-racistes qui s'approchaient. Ils les ont chargés en utilisant matraques et équipements antiémeutes, selon un photographe de l'AFP sur place.

Vingt-sept personnes ont été arrêtées. Les autorités ont néanmoins exprimé leur soulagement d'avoir évité le niveau de violence atteint à Charlottesville. "Personne n'a été blessé, personne n'a été tué (...), pas de dégâts substantiels, c'est une belle journée pour notre ville", a souligné M. Evans, en soulignant que "99,9% des personnes présentes étaient là pour les bonnes raisons".

Soutien de Trump

Donald Trump a salué sur Twitter les contre-manifestants de Boston. "Je veux applaudir les nombreux manifestants à Boston qui ont protesté contre la bigoterie et la haine. Notre pays va bientôt se rassembler pour ne faire qu'un!", a-t-il écrit.

 

"Notre grand pays est divisé depuis des décennies. Parfois il faut une manifestation pour guérir (ces divisions) et nous allons guérir et devenir plus fort que jamais!", a-t-il ajouté. Il a aussi salué le travail du maire démocrate de Boston, Marty Walsh, qui s'était clairement positionné du côté des manifestants contre le racisme.

 

Sa fille Ivanka, qui est juive, a twitté: "c'était beau de voir des milliers de personnes à travers les Etats-Unis se rassembler aujourd'hui pour dénoncer pacifiquement l'intolérance, le racisme et l'antisémitisme".

 

Les violences survenues la semaine passée à Charlottesville ont ouvert la plus grave crise politique de la présidence de Donald Trump qui a d'abord tardé à condamner les extrémistes de droite avant de les placer sur le même plan que les manifestants antiracistes auxquels ils se sont heurtés en Virginie.

D'autres rassemblements

La manifestation de Boston était l'un des nombreux rassemblements prévus durant le week-end. Samedi soir environ 2500 personnes ont été dénombrées à Dallas et quelque 2000 ont marché vers la tombe de Martin Luther King à Atlanta. La prestigieuse université de Duke en Caroline du Nord a elle retiré une statue du général confédéré Robert E. Lee qui se trouvait devant la chapelle du campus.

ATS

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