07.02.2020, 11:30

Coronavirus: plus de 630 morts dont un médecin qui avait tiré la sonnette d’alarme

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Plus de 30'000 personnes sont désormais contaminées sur le territoire chinois avec 2447 nouveaux cas annoncés vendredi. (illustration)

Epidémie L’un des médecins qui avaient tiré la sonnette d’alarme quant aux dangers du nouveau coronavirus est décédé ce vendredi. En tout, le virus a fait plus de 630 morts en Chine.

Des mesures de plus en plus draconiennes sont prises pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Celle-ci a fait plus de 630 morts en Chine, dont un des premiers médecins à avoir sonné l’alarme quant aux dangers de la maladie. La Suisse est pour l’heure épargnée.

Plus de 30’000 personnes sont désormais contaminées sur le territoire chinois avec 2447 nouveaux cas annoncés vendredi. En Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), l’épidémie a déjà coûté la vie à plus de 630 personnes, la province du Hubei ayant fait état vendredi de 69 nouveaux décès. Ailleurs, deux décès ont déjà été imputés à la maladie, l’un aux Philippines et l’autre à Hong Kong.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a pour l’heure recensé 200 cas suspects en Suisse, mais aucun n’a été testé positif. Les Suisses rapatriés par les autorités françaises le week-end dernier vont bien, rassure-t-il par ailleurs.

 

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part déploré une pénurie mondiale d’équipements de protection individuels. La demande est 200 fois plus élevée que d’habitude, avec des prix jusqu’à 100 fois plus importants, a affirmé devant la presse le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les hôpitaux helvétiques sont pour l’heure à l’abri de la pénurie.

Mort d’un lanceur d’alerte

En Chine, Li Wenliang, un ophtalmologue de 34 ans qui avait été un des premiers à donner l’alerte, s’est éteint tôt vendredi à l’hôpital central de Wuhan, contaminé par un patient. C’est dans cette métropole qu’est apparu le nouveau coronavirus en décembre.

Pékin a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête autour de ce médecin. Avec sept autres personnes, il avait été convoqué le 30 décembre par la police locale, qui lui avait reproché de propager des «rumeurs».

Sa mort a été suivie par une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux à l’encontre des responsables locaux qui ont semblé davantage chercher à étouffer l’affaire qu’à enrayer l’épidémie.

Navires en quarantaine

Hors de Chine continentale, plus de 240 cas de cette maladie sont désormais confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Des milliers de voyageurs et de membres d’équipage sont consignés sur deux navires de croisière en Asie.

Au Japon, le Diamond Princess est maintenu en quarantaine après la confirmation de 61 cas à son bord. Quelque 3700 personnes, dont deux Suisses, y sont cloîtrées dans leur cabine. A Hong Kong, quelque 3600 personnes subissent un sort similaire sur le World Dream, dont trois anciens passagers ont été testés positifs.

Suspensions de vols prolongées

De nombreux pays musclent leurs dispositifs pour tenter d’endiguer l’épidémie. Le Vietnam est devenu le dernier pays en date à interdire l’entrée aux voyageurs arrivant de Chine. Plus radicale, l’Arabie saoudite a prohibé les voyages sur le territoire chinois aux Saoudiens et à ses résidents étrangers, sous peine de sanctions.

 

 

L’Italie surveille la température de tous les passagers en provenance de l’étranger et l’Autriche impose de tels contrôles à l’aéroport de Vienne à ceux arrivant de Pékin. L’Indonésie a interrompu ses liaisons aériennes avec la Chine.

Dans ce contexte, les compagnies aériennes Air France et KLM ont annoncé la prolongation jusqu’au 15 mars de la suspension de leurs vols vers la Chine continentale. La britannique Virgin et l’espagnole Iberia ont pris des dispositions similaires concernant la desserte de Shanghaï.

Sous pression, les autorités hongkongaises ont fermé la quasi-totalité des postes-frontières avec le reste du pays et imposeront à partir de samedi une quarantaine de deux semaines à tous les visiteurs en provenance de Chine continentale.

Hôpitaux de fortune

Deux semaines après la mise en quarantaine de facto de la ville de Wuhan puis d’une grande partie de sa province, le Hubei, berceau de l’épidémie, voit son système de santé local être débordé par l’afflux de patients.

Dans cette métropole, un hôpital de fortune de 1000 lits construit en dix jours a accueilli mardi ses premiers malades. L’ouverture d’un deuxième établissement du même type, d’une capacité de 1600 lits, doit suivre.

Cette agglomération connaît un «grave» manque de lits, ainsi que d’«équipements» et de «matériel», s’est désolé un haut responsable local.

ATS

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