04.02.2020, 11:18

Coronavirus: cinq Suisses ont été rapatriés avec une personne atteinte

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Le bilan actuel est de 425 morts. Image d'illustration

Epidémie Un premier test positif à Bruxelles a été détecté parmi les 250 personnes rapatriées dimanche de Chine. Elle est pour l’instant asymptomatique. Cinq Suisses étaient à bord de l’appareil.

Un premier cas de coronavirus a été détecté à Bruxelles sur un des passagers rapatriés dimanche depuis la ville de Wuhan, a annoncé mardi le ministère belge de la santé. Quelque 250 personnes, dont cinq Suisses, étaient à bord de l'appareil.

La personne testée positive "est asymptomatique, c'est bizarre, mais elle se sent bien", a affirmé la ministre belge Maggie De Block lors d'une conférence de presse. En France, les autorités sanitaires avaient fait pratiquer des tests sur une vingtaine de personnes rapatriées dimanche et ceux-ci se se sont révélés "négatifs", avaient-elles annoncé lundi.

Elle est asymptomatique, c’est bizarre, mais elle se sent bien.
Maggie De Block, ministre belge

Contacté mardi par l'agence d'information Keystone-ATS, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne pouvait pas donner des nouvelles sur l'état de santé des Suisses ayant voyagé en compagnie du malade. L'OFSP a pour l'heure recensé près de 140 cas suspects en Suisse.

En Belgique, un groupe de neuf personnes a été transféré à sa descente d'avion vers un hôpital militaire de la région bruxelloise pour être placé en quarantaine et y subir également une batterie de tests. C'est au sein de ce groupe qu'une personne a été "testée positive", a annoncé mardi matin le ministère de la santé dans un communiqué.

Ni le sexe ni la nationalité de cette personne n'a été précisé. Elle a été transférée vers l'hôpital universitaire Saint-Pierre à Bruxelles, un des deux centres de référence en Belgique sur cette épidémie.

Contamination peu probable

Au cours d’une conférence de presse, la ministre Mme De Block entourée de trois médecins a voulu rassurer sur l’état de cette personne et les risques de contamination. Elle a eu «très peu de contacts avec les autres dans le groupe. Il est peu probable qu’il y ait eu contamination», a dit le professeur Steven Van Gucht, un des trois médecins.

Mais, a ajouté ce virologue, «les personnes encore en quarantaine [à l’hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, près de Bruxelles, ndlr] seront testées régulièrement», pendant la période possible d’incubation du virus.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mardi que l’épidémie de pneumonie virale apparue en Chine ne constituait pas pour le moment une «pandémie», terme qui s’applique à une situation de propagation mondiale d’une maladie.

Nous sommes dans une phase d’épidémie avec de multiples foyers.
Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l’OMS

«Nous sommes dans une phase d’épidémie avec de multiples foyers», a déclaré à la presse Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l’OMS.

Depuis son apparition en décembre dans la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, le nouveau coronavirus a contaminé plus de 20’000 personnes et s’est propagé à une vingtaine de pays. Il a fait 425 morts dans la partie continentale du territoire chinois, selon le dernier bilan annoncé par les autorités mardi. Une autre personne a succombé dans la région autonome chinoise de Hong Kong et un décès a été annoncé aux Philippines.

Le coronavirus entraîne une valorisation du franc, selon la BNS

La Banque nationale suisse (BNS) rend le coronavirus coresponsable de la récente hausse du franc. Les marchés ont perdu de l'appétit au risque, a déclaré le président de la BNS Thomas Jordan, mardi dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung. "Comme souvent dans de telles situations, le franc se valorise", ajoute-t-il. Le patron de la BNS estime que le coronavirus a joué un rôle dans cette évolution.

Alors que le rapprochement entre les Etats-Unis et la Chine dans le conflit commercial a détendu la situation, les risques n'ont pas sensiblement diminué. C'est pourquoi la politique monétaire actuelle de la BNS reste d'actualité, poursuit le responsable.

La BNS maintient ses taux négatifs et est prête, au besoin, à des interventions sur le marché des devises, a déclaré M. Jordan. Ces deux instruments sont indispensables, selon lui. Ils réduisent la pression sur le franc et contribuent à la stabilité des prix. Si nécessaire, la BNS a encore de la marge pour abaisser encore plus les taux. Les Etats-Unis ont mis à l'index les pratiques de la Suisse et d'autres pays au niveau des devises, mais cela n'empêchera pas la BNS de procéder à d'éventuels achats de devises, a affirmé M. Jordan.

ATS

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