Catalogne: la justice espagnole demande un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont

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crise L'ancien président de la Catalogne, Carles Puigdemont, se trouve actuellement à Bruxelles. Mais la justice espagnole, qui l'accuse de rébellion, veut l'entendre. Elle a demandé jeudi un mandat d'arrêt européen pour obtenir son extradition. Huit ex-ministres ont déjà été placés en détention.

  02.11.2017, 15:54
Carles Puigdemont s'est réfugié à Bruxelles après sa destitution (archives).

La juge de l'Audience nationale espagnole, suivant les réquisitions du procureur général de l'Etat, a ordonné jeudi le placement en détention provisoire de huit dirigeants catalans, dont l'ancien vice-président Oriol Junqueras. Elle a aussi lancé un mandat d'arrêt européen contre l'ex-président Carles Puigdemont actuellement en Belgique, selon les médias.

Les huit dirigeants répondent d'accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics. La juge Carmen Lamela a ordonné une mesure de libération sous caution de 50'000 euros pour le neuvième, Santi Vila, qui a démissionné de l'exécutif régional de Catalogne avant le vote de la déclaration unilatérale d'indépendance et milite depuis pour une solution négociée avec le gouvernement.

Comme annoncé, M. Puigdemont, le président destitué de l'exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, n'a pas répondu à la convocation. Il a fait savoir par son avocat belge qu'il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.

 

 

Cinq conseillers en Belgique

Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, avait estimé jeudi matin que M. Puigdemont fasse l'objet d'un mandat d'arrêt européen s'il refuse de se présenter devant les juges. Le procureur de l'Etat espagnol était également de cet avis et avait demandé au juge de lancer ce mandat d'arrêt européen contre l'ancien président catalan.

Quatre autres conseillers de l'exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge. Selon le journal La Vanguardia, la juge a donc décidé de délivrer ce mandat qui s'adresse aux autorités belges, puisque les cinq "se trouvent ou tout au moins se sont rendus en Belgique".

Il sera désormais pratiquement impossible à Carles Puigdemont de se présenter aux élections régionales du 21 décembre.

La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l'assemblée catalane ont été entendus eux par le Tribunal suprême. Celui-ci a accepté leur demande de report de l'audition au 9 novembre, le temps qu'ils puissent se préparer. Leurs cas sont examinés par le Tribunal suprême du fait de l'immunité parlementaire dont ils bénéficient.

ATS

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