Attentats du 13 novembre à Paris: Salah Abdeslam dédouane certains de ses coaccusés

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procès Deuxième jour du procès des attentats du 13 novembre et l’accusé Salah Abdeslam a à nouveau pris la parole de façon intempestive, cherchant à affranchir de toute responsabilité certains de ses coaccusés. L’audience a dû être suspendue.

 09.09.2021, 15:25
"Est-ce que les victimes qu'il y a eu en Syrie et en Irak, est-ce qu'elles pourront prendre la parole?", a notamment vitupéré Salah Abdeslam.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos ayant frappé la France le 13 novembre 2015, a de nouveau intempestivement pris la parole jeudi au début du deuxième jour du procès à Paris de ces attentats. Il a cherché à dédouaner trois de ses coaccusés.

«Ils m’ont rendu des services alors qu’ils ne savaient rien du tout» au sujet d’éventuelles responsabilités dans les attentats du 13 novembre, a clamé Salah Abdeslam, citant Mohammed Amri, Hamza Attou et Ali Oulkali, trois de ses proches à Bruxelles l’ayant aidé lors de sa cavale après les attentats qui ont ensanglanté la France.



«Ils n’ont rien fait», a-t-il ajouté, avant que son micro ne soit coupé par le président de la cour d’assises spéciale, Jean-Louis Périès, qui a ensuite suspendu l’audience.

Salah Abdeslam avait commencé à prendre la parole, dès la reprise de l’audience, alors qu’un débat juridique était en cours sur la recevabilité de certaines parties civiles.

En principe, on est présumé innocent avant d’être jugé (…) même si je ne cautionne pas votre justice.

Salah Abdeslam, accusé

«Est-ce que les victimes qu’il y a eues en Syrie et en Irak, est-ce qu’elles pourront prendre la parole?», a vitupéré Salah Abdeslam. 

«On sort du débat, M. Abdeslam», l’a coupé une première fois le président de la cour. «Ne soyez pas égoïste, Monsieur», a rétorqué l’accusé de 31 ans, «il y a d’autres personnes ici qui veulent m’écouter».

Audience suspendue

«Vous avez eu cinq ans pour vous expliquer, vous n’avez pas souhaité faire de déclarations comme c’est votre droit. J’ai compris maintenant que vous vouliez le faire, et c’est très bien, mais ce n’est pas le moment», s’est agacé Jean-Louis Périès, avant de suspendre l’audience.

La première journée de ce procès historique, qui doit durer neuf mois, avait déjà été marquée par plusieurs esclandres du principal accusé. Vingt personnes au total comparaissent devant les assises spéciales, dont six par défaut.

En savoir plus: Attentats du 13 novembre: Abdeslam vindicatif à l’ouverture du procès du 13 novembre

ATS

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