29.03.2019, 16:17

Un parc de sculptures dédié aux malvoyants verra le jour à Sion

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Un premier prototype de station en bronze a été présenté ce vendredi, donnant la tonalité de ce que sera le parc L'Arbre musicien.

Art D'ici à 2020, 17 scènes en bronze narrant le conte «L'Arbre musicien» de la plasticienne et auteure Sarah.H seront installées sous le Scex à Sion. Avec l'idée maîtresse de s'adresser aux personnes atteintes de malvoyance.

Pour Sarah.H, artiste sculptrice, auteure et illustratrice fribourgeoise d’origine, donner à voir, à ressentir, aux personnes qui sont touchées dans ce merveilleux sens qu’est la vue est d’une importance capitale. Enfant, elle avait dans ses proches une personne qui devenait aveugle. Et devenue adulte et plasticienne confirmée, elle a concrétisé son ambition du jeune âge en créant des sculptures «que les malvoyants peuvent lire avec les mains». Avec son mari DeLaPerouze, sculpteur lui aussi, elle a créé l’association Voir c’est toucher et imaginé un concept de parcs de sculptures en bronze permettant un accès facile à l’art pour tous, et spécialement pour les personnes malvoyantes.

L’art accessible à tous

Ainsi, après un premier parc de 18 «stations» inauguré en 2015 à Lausanne racontant le conte «Légende d’automne» qu’elle avait écrit et illustré, un deuxième – intitulé «L’Arbre musicien» – devrait être installé d’ici à 2020 à Sion, à côté de la place du Scex, au pied du rocher de Valère. Celui-ci comptera 17 scènes en bronze, pérennes, permettant à chacun, même en chaise roulante, de venir au plus près des œuvres, de les toucher et de lire l’histoire contée en français, en allemand et en braille. «Il fallait que les œuvres ne soient ni trop grandes ni trop petites, qu’elles soient accessibles au toucher de toutes et tous et assez travaillées pour que personne ne risque de s’y blesser», explique l’artiste.

Projet financé par des dons

Pour l’heure, le projet est en phase de financement. Un prototype a été présenté le vendredi 29 mars à l’Institut de recherche en ophtalmologie (IRO) avec lequel l’association a tissé des liens. La Ville de Sion, soutenant la démarche, met à disposition le terrain et le projet, devisé à 600 000 francs au total est en cours de financement. «235 000 francs ont déjà été réunis, le projet est bien parti», se réjouit Gisela Raeber, présidente de l’association.

 

 


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