«Ce que j’aime à Evolène, c’est…»

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Mon village Marius Pannatier chérit l’endroit où il a toujours vécu. Proche de la terre, il connaît chaque recoin de sa région.

 06.12.2020, 17:00
Marius Pannatier, à l'aise au coeur de son cher village d'Evolène

Quand il répond au téléphone, il converse tantôt en français, tantôt en patois avec ses interlocuteurs. Marius Pannatier est fier de son village d’Evolène, dont il revendique l’authenticité, qui demeure malgré le temps qui passe. Son métier d’agriculteur lui permet de rester proche de la nature en permanence, parmi les vaches qu’il possède.

Egalement menuisier, il a retapé un bâtiment pour en faire un gîte, à proximité de sa ferme. C’est là qu’avec sa famille il accueille des gens qui viennent séjourner dans la région, particulièrement lors de la belle saison ou lors de la période de la chasse. «Ce qui peut paraître étonnant, c’est qu’un tiers des visiteurs sont des Valaisans de la plaine.»

Qu’est-ce qui fait la richesse de votre village?

Ses traditions et son authenticité. Malgré les touristes qui viennent ici, tout est resté authentique. Des gens vivent ici toute l’année, ils tiennent des commerces et pratiquent leurs activités quotidiennes. Tout cela n’a pas été fabriqué pour les touristes. On trouve ici le patois, l’agriculture, les costumes et l’architecture traditionnels.

Un endroit ou une curiosité que vous aimez faire découvrir?

Le lac d’Arbey, avec la grotte de glace, sur le Chemin Pertu Frécs. Dans les années 1900, les hôtels allaient y chercher de la glace. Et c’est de là qu’on a la plus belle vue sur la Dent Blanche… même si d’autres vous diront que c’est d’un autre endroit que la vue est la meilleure.

 

 

Le bistrot dans lequel vous vous rendez à l’heure de l’apéritif?

J’aime bien aller chez Raymonde. C’est une sacrée personnalité. La patronne fait tout dans son bistrot. Il y a toujours une ambiance particulière, ça se passe toujours à la bonne franquette et il y a toujours du monde.

Un lieu pour vous ressourcer?

C’est à la Remointze d’Arbey. Pour s’y rendre, il n’y a pas de sentier pédestre, c’est tout en haut. Quand mes vaches s’y trouvent, je m’assieds sur un caillou. Je dois mettre l’eau à la source, et c’est ce que j’aime dans mon boulot, cela me ressource. J’y vais souvent seul. Je fais une marche, je prends de la saucisse et du fromage, je joins l’utile à l’agréable.

La manifestation qui vous plaît?

l y en a deux: le 15 août et le Carnaval. Lors de la première, il y a le cortège traditionnel, les démonstrations des guides, et la fête. Chez nous, le Carnaval débute le 6 janvier et il dure jusqu’au mardi gras. Il y a tous les week-ends des animations. On brûle le bonhomme Hiver et, depuis 1988, je m’empeluche et je fais le discours.

Ce que vous voudriez voir évoluer ou aboutir?

J’aimerais que la nouvelle télécabine se construise, pour remplacer le vieux télésiège, obsolète. Elle se trouverait sur le même tracé, avec sept pylônes au lieu de vingt-deux. Il y a des oppositions, cela suit son cours, et j’aimerais bien que ce projet finisse par aboutir. Ce serait bien, dans l’optique d’un tourisme quatre saisons, car il y a davantage de monde ici en été qu’en hiver. Et les personnes à mobilité réduite pourraient monter et profiter aussi de la beauté du paysage. 

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