17.11.2016, 16:11

Laurence Revey retourne à la source

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Laurence Revey revient à son univers initial sylvestre et minéral.

 17.11.2016, 16:11 Laurence Revey retourne à la source

Musique La chanteuse aux racines valaisannes et aux arborescences universelles publie «Alpine Blues & Le Blues des Alpages». Un nouvel album à découvrir à Yverdon-les-Bains ce week-end.

Le mouvement. Chez Laurence Revey, il est grâcieux, forcément. Le geste d’origine qui apportait à la pop grand luxe de «Derrière le miroir» (1997) un souffle sylvestre, végétal souvent, parfois granitique. Celui, deux ans plus tard, qui accompagnait son retour à la terre - sa terre - aux mythes et légendes du pays qui l’a vu naître sur «Le creux des fées». Celui encore, plus anguleux et binaire, qui allait chercher sa matière dans une électronica boréale, baignée de lumière islandaise sur l’album éponyme de 2006. A chaque étape du parcours, le même souci de sens et d’élégance, quitte à laisser aux choses de l’inspiration le temps de se minéraliser en elle.

Un magma créatif permanent
Depuis, le mouvement s’était fait plus souterrain, Laurence Revey émergeant de son «magma créatif permanent», comme elle le nomme, pour  la chanson titre de «L’Immortel / 22 Bullets», film de Richard Berry sorti en 2010, puis replongeant dans la recherche de sons, les performances et apparitions live éclatées dans l’espace et le temps, comme les manifestations visibles d’un processus ininterrompu. «Je ne conçois pas la création comme appartenant à un moment précis», explique-t-elle. «Je travaille de façon très globale, à la fois sur les projets actuels et sur ceux de demain. Et la scène fait partie de cet élan. C’est un lieu d’expérimentation pour nous.»

Collaborateurs de prestige
Elle conjugue au pluriel car depuis ses premiers pas, le Chemin de Laurence Revey a été collectif. Sur son nouvel album «Alpine Blues & Le Blues des Alpages», la chanteuse s’est à nouveau entourée d’une équipe recrutée aux quatre coins du monde, prestigieuse au possible. Des fidèles pour certains. Comme le bassiste Tony Levin (Peter Gabriel), déjà là au premier album. Citons encore  le guitariste Anglais David Rhodes (Kate Bush), Gerry Leonard (David Bowie), Hamid Mantu (Transglobal Underground) et le batteur de norvégien Kenneth Kapstad (MotorPsycho).

Retrouvez cet article dans son intégralité dans nos éditions papier et numérique de ce vendredi 18 novembre.

 


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