07.06.2017, 18:28

La nouvelle vie valaisanne de Diane Tell

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rencontre Diane Tell a posé définitivement ses valises en Valais. L'artiste québécoise a trouvé à Ayent un petit nid propice à la création. A quelques heures de son concert au lac souterrain de St-Léonard, elle s'est confiée sur sa nouvelle vie.

C’est de son Québec natal que Diane Tell nous parle. Presque un paradoxe alors que l’auteur-compositeur-interprète, révélée notamment par le titre «Si j’étais un homme» en 1981, s’est récemment installée en Valais, du côté d’Ayent plus précisément. Elle y a son camp de base, six à huit mois par année, l’artiste restant un nomade par définition.

>> Lire aussi: La chanteuse Diane Tell va s'établir en Valais

Longtemps évoquée, sa venue dans le canton s’est matérialisée en mai 2016 avec le dépôt officiel des papiers sur la rive droite du Rhône. «Mon cœur est un cœur de montagnarde, je ne me l’explique pas. Déjà petite, la montagne m’attirait irrésistiblement. Vivre dans les Alpes, c’est un rêve d’enfant qui se concrétise», détaille la chanteuse de 57 ans à l’accent chantant.

Une force créatrice

Dans sa maison verte de Fortuno - standards Minergie de rigueur -, Diane Tell a trouvé un nouveau souffle créateur, au cœur d’une nature apaisée et apaisante. «Quand je suis en Valais, je suis à la campagne. Mon Canada, c’est la ville, c’est Montréal. Ce n’est pas la même sérénité.»  Sérénité, le mot est lâché. Une sérénité qui inspire plus que jamais la musicienne.

Ainsi sa déjà riche discographie va s’étoffer d’un nouvel album à paraître courant 2018. Des chansons inédites qui ont mûri au coin du feu, à la faveur d’un hiver passé dans le village ayentôt. Un hiver qui lui aura aussi permis d’avancer son projet de livre-blog consacré à l’industrie musicale.

Sous les voûtes du lac de St-Léonard

L’été quant à lui sera plus animé avec une tournée de concerts, dont des solo, comme ce samedi au Lac souterrain de Saint-Léonard. Un lieu que la Valaisanne d’adoption se réjouit de retrouver, elle qui avait assisté à un concert classique il y a quelques années.

«C’est un endroit intimiste où le public est plus recueilli que jamais et où, en tant qu’artiste, on peut atteindre un très haut niveau de performance», commente celle qui se produira en solo guitare-voix, revisitant ses grands tubes dont «La Légende de Jimmy», mâtinés de quelques inédits.


Car la Québécoise, grande amatrice de raclette et de fondue, n’est pas venue au Vieux-Pays pour simplement y couler des jours heureux. Si elle a trouvé un équilibre de vie à l’ombre du Rawyl, elle n’est pas à court de projets. A commencer par la fameuse FANA - Fondation pour l’art, la nature et l’architecture -, qu’elle entend implanter en Valais. Son idée ? Faire se rencontrer des artistes de tout bord, trop souvent caparaçonnés dans leur discipline, en créant une sorte de résidence itinérante. «C’est en marche, ça se fera », lâche-t-elle d’un ton résolument optimiste.

Retirée mais connectée

Car son coin de paradis valaisan, Diane Tell veut le partager, elle qui aime à fréquenter l’auberge du village, gratifiant parfois les hôtes du jour d’un concert improvisé, lui servant à faire ses gammes. Mais pourquoi donc Ayent et pas Nax ou Vercorin, des lieux haut perchés qu’elle apprécie aussi ? «C’est le hasard, je suis tombée sur une annonce et tout s’est enchaîné». 
Ayent, son camp de base donc, qu’elle quitte au gré de ses tournées en France et au Canada. Et qu’elle retrouve toujours avec plaisir. Un petit havre de paix où elle peut rester connectée avec ses proches et ses collaborateurs. «Il faut croire que les antennes y sont bonnes», dit-elle en plaisantant. 

En Valais pour longtemps

En connexion, elle l’est tout spécialement avec son amie Célina Ramsauer qui fut en quelque sorte sa cicérone en Valais, il y a dix quinze ans de cela. Les deux comparses se produiront d’ailleurs ensemble en octobre prochain lors d’un concert en faveur de l’association Patouch. Mais avant il y aura encore un duo avec son compagnon de scène, le Britannique Robbie McIntosh, -ex-guitariste de Paul McCartney , le 30 août sur la scène du Baladin à Savièse.

Qu’on se le dise. Après 28 ans passés au bord de l’océan atlantique, à Biarritz, Diane Tell compte bien humer durablement l’air des Alpes valaisannes. Au pied du Cervin - «un caillou magnétique» - ou sur les hauteurs de Nax. Les pieds bien ancrés dans le sol mais le regard portant loin à l’horizon. Là où les frontières se brouillent, dans ce fameux flou artistique.
 


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