Bâtis ton avenir et celui du Valais


Un projet éditorial à suivre tout au long de l'année dans le Nouvelliste et le Walliser Bote, publié par l'Association Valaisanne des Entrepreneurs et le Bureau des Métiers pour en savoir plus sur les forces et avantages d'un secteur des plus porteurs. Nous vous souhaitons une bonne lecture. Et pour aller plus loin, n'hésitez pas à suivre les liens que nous vous proposons en fin d'article pour en découvrir plus sur le monde passionnant de la construction valaisanne.

Textes : Thomas Pfefferlé
Photos : Olivier Maire


 12.02.2021, 13:05


Comme toi, il y a une vingtaine d’années, j’arrivais au terme de ma scolarité et me demandais ce que j’allais faire de ma vie. J’ai toujours aimé faire des choses concrètes et voir le résultat de ce que j’entreprends. Du coup, je me suis intéressé au secteur de la construction. Il m’a fallu peu de temps pour me décider : je serai menuisier-charpentier. J’ai terminé ces deux apprentissages en 2002 et 2004. Aujourd’hui, j’ai vingt-quatre personnes sous ma responsabilité, à travers les trois entreprises que j’ai créées ou reprises. Construction, ingénierie et étude architecturale, nos équipes gèrent tous ces aspects de la filière bois dans tout le Valais. Comme quoi, l’apprentissage est une porte d’entrée qui te permet de faire ce que tu veux : t’épanouir professionnellement et financièrement, exceller dans ton job ou encore devenir chef d’équipe, contremaître ou entrepreneur.

N’écoute pas ceux qui pourraient te décourager, la construction est un secteur robuste aux perspectives géniales. Ces pages devraient t’aider à y voir plus clair.

Jérémie Fusay


Construction, les atouts d'un secteur robuste

Les filières de la construction permettent non seulement d’intégrer un domaine en constante croissance mais aussi de participer concrètement au développement du Valais. Intégrer cette branche c’est donc évoluer au cœur des projets qui font du canton ce qu’il est et ce qu’il sera.

Tourisme, éducation, santé, habitat ou encore loisirs et culture représentent autant de branches qui reposent toutes sur un secteur clé : la construction. Et durant ces prochaines années, des projets de grande envergure continueront d’être développés en Valais. Rien qu’à Sion, les transformations majeures en cours, telles que la réalisation du nouveau quartier Cour de Gare ou encore l’extension de l’hôpital, devraient se poursuivre respectivement jusqu’en 2024 et 2026. Et dans le Haut-Valais, le groupe pharmaceutique Lonza devrait injecter près d’un milliard de francs sur son site de Viège pour le projet Ibex qui, en quelques années, va générer des centaines de nouveaux emplois dans le secteur des biotechnologies, sans parler des enjeux considérables liés à la production du vaccin contre le Covid-19 de la firme américaine Moderna. En reflétant la volonté des autorités valaisannes de développer le parc bâti du canton, ce dynamisme contribue à doper l’ensemble des filières de la construction.

En pleine extension, l'Hôpital du Valais figure parmi les chantiers majeurs du canton. Prise de vue effectuée le 8 février dernier.

Carrières multiples

Entreprendre une carrière dans ce vaste secteur, c’est faire le choix d’intégrer un domaine prometteur aux perspectives réjouissantes. Et dans le contexte actuel, les jeunes ont une réelle carte à jouer puisque les apprentis sont largement recherchés. « Dans le gros œuvre par exemple, on compte seulement 45 apprentis de 1re année en activité pour la volée 2020-2021, tandis que plus de 180 travailleurs prenaient leur retraite fin 2020 », souligne Chiara Meichtry-Gonet, sous-directrice de l’Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE). Le problème est relevé dans tous les secteurs de la branche et, en cascade, à tous les niveaux de formation, y compris parmi les cadres. 

Chiara Meichtry-Gonet, sous-directrice de l'AVE

"Dans le gros œuvre par exemple, on compte seulement 45 apprentis de 1re année en activité pour la volée 2020-2021, tandis que plus de 180 travailleurs prenaient leur retraite fin 2020."

Suite à son apprentissage, un jeune peut prétendre à de nombreuses évolutions en cours de route. Car plusieurs passerelles permettent d’entreprendre des changements de cap au sein de la branche, voire même des formations continues pour gravir les échelons. En témoignent les nombreux patrons qui, aujourd’hui à la tête de leur propre entreprise, ont démarré leur parcours en suivant initialement une formation duale.  « C’est d’ailleurs un avantage certain pour se diversifier ou pour reprendre une entreprise, voire fonder la sienne par la suite, puisqu’un apprentissage confronte directement les jeunes à la réalité du terrain, souligne Gabriel Décaillet, directeur du Bureau des Métiers. Ce qui en fait des professionnels très capables qui, s’ils veulent devenir entrepreneurs un jour, sauront cultiver une réelle proximité avec leurs employés. »

Gabriel Décaillet, directeur du Bureau des Métiers

"La formation duale confronte directement les jeunes à la réalité du terrain. Un avantage certain pour se diversifier ou pour reprendre une entreprise, voire fonder la sienne par la suite."

Marché stratégique

En termes d’emplois, gros œuvre, second œuvre et mandataires de la construction confondus, le Valais compte près de 30'000 postes dans la construction. Et pour rester dans les chiffres, les salaires sont également un atout puisque le revenu mensuel d’un apprenti maçon est déjà de 1600 francs en première année, puis de 2500 en troisième. Dans le second œuvre, un apprenti constructeur d’installation de ventilation gagne 850 francs la première année puis 1400 la dernière.

Malgré son dynamisme, le secteur manque d’apprentis. La faute notamment à une image erronée du grand public quant aux perspectives de la branche. Une branche qui, même en temps de crise, figure pourtant parmi les seules à continuer sa croissance.




La filière de tous les possibles

Un apprentissage dans le domaine de la construction constitue une porte d’entrée dans un secteur d’activité des plus vastes. De jeune apprenti à chef d’entreprise en passant par formateur, toutes les opportunités sont à saisir pour celles et ceux qui veulent s’épanouir dans leur vie professionnelle. Inspirez-vous !

Léa Coutaz


Championne romande des ébénistes. Apprentie ébéniste en quatrième année de formation.

La passion avant tout

A la fin du CO, Léa Coutaz ne sait pas encore précisément ce qu’elle veut faire. Ce qu’elle sait en revanche, c’est que poursuivre les études en intégrant le collège ne l’intéresse pas. Elle s’oriente donc vers la voie de l’apprentissage et commence par effectuer plusieurs stages pour y voir plus clair dans son avenir. Ce sera ébéniste. « Le bois est un matériau chaud, avec une texture qui lui est propre, et les possibilités offertes par son utilisation sont infinies. En concevant les aménagements intérieurs d’un ouvrage, on va donc être amené à créer des choses très différentes, ce qui m’intéresse énormément. La routine et les tâches répétitives ne me plaisent pas. »

« Faire quelque chose de différent chaque jour, travailler un matériau vivant et créer des aménagements spécifiques à chaque projet, que demander de plus ? ». 
Léa Coutaz

Actuellement en train de boucler la quatrième année de son CFC, Léa Coutaz a par ailleurs participé aux SwissSkills, une compétition réservée aux jeunes professionnels. Une participation couronnée de succès puisque l’apprentie n’est autre que la meilleure ébéniste romande 2019-2020. Un titre qui, en plus d’enrichir son CV, lui a permis de vivre une expérience inoubliable et de se faire une très belle place dans une profession encore majoritairement masculine. Une donne brillamment remise en question par la championne.

Yannick Cordonier


Le caméléon de la construction. Formateur pour le CFC de maçon.

Explorer tous les horizons

Cuisinier, paysagiste, charpentier ou encore travailleur social, Yannick Cordonier commence par effectuer une dizaine de stages avant de se lancer dans ce qu’il pressentait déjà comme étant sa voie. Comme son père et son frère, il sera maçon. En 2006, une fois son CFC en poche, il ne s’arrête pas là. En cours d’emploi, il suit les cours pour obtenir le permis de machiniste et de grutier. Il continue en se formant pour devenir chef d’équipe puis rejoint l’Ecole technique de la construction à Fribourg et obtient le titre de conducteur de travaux ES. Il gèrera ensuite toute la partie clients, devis ainsi que différents projets de construction en entreprise générale.

Cette passion et cet intérêt pour les nombreuses perspectives d’évolution professionnelle, Yannick Cordonier les transmet aujourd’hui en tant que formateur pour le CFC de maçon. « Les jeunes ont une mauvaise image de ce métier qui, malgré ce que l’on peut entendre, offre d’innombrables possibilités de formation qui sont quasiment toutes prises en charge par les employeurs en raison du manque de relève au niveau des cadres. Autres atouts à souligner : la sécurité de l’emploi et les salaires qui grimpent très vite. »


Je n’aurais jamais imaginé pouvoir autant évoluer dans ma carrière en démarrant mon apprentissage de maçon il y a 18 ans. 

Yannick Cordonier

David Bender


D'apprenti à chef d'entreprise. Responsable de la formation supérieur et continue d'EIT.valais

Tracer sa propre voie

Bon élève, David Bender était prédestiné à poursuivre ses études au collège. Pourtant, très vite, il prend conscience que cet enseignement généraliste peine à l’intéresser. En quête de quelque chose de plus concret, il décide de débuter une formation d’installateur électricien après des discussions avec son oncle qui exerçait lui-même ce métier. Il commence par l’apprentissage, qu’il boucle en 2002. Son CFC en poche, il s’inscrit aux cours du samedi d’EIT.valais, l’association patronale des métiers de l’électricité, qui lui permettront d’occuper les fonctions de chef de chantier. Il complètera ses connaissances grâce à la réussite aux examens des brevets fédéraux de conseiller en sécurité électrique et chef de projet en installation électrique avant d’obtenir la maîtrise fédérale.

« Remettre en question le parcours classique qui semble tracé pour nous est essentiel. »

David Bender

David Bender est aujourd’hui chef d’une entreprise établie à Martigny et à Monthey, spécialisée en électro-technique, qui compte près de cinquante collaborateurs. Soucieux de s’impliquer dans la formation des nouvelles générations, il a rejoint le comité d’EIT.valais pour superviser la formation supérieure et continue des futurs diplômés.

David Bender, Responsable de la formation supérieure et continue d’EIT.valais

Tu veux en savoir plus sur les métiers de la construction ?

Renseigne-toi sur le domaine passionnant de la construction et sur le déroulement de ta future formation : 

- Site de l'AVE : Les métiers de la construction

- Liste des assocations du second oeuvre et formation

- orientation.ch : Liste des places d'apprentissage disponibles

- orientation.ch : Fiches techniques de professions et films explicatifs


Prochain épisode

A découvrir dans notre prochaine publication: L’intelligence de la main. Bâtir est un art et nous vous le montrerons en images. 

Rendez-vous le 16 avril 2021