Succès pour le festival de la Fédération des districts de Sierre et de Loèche

Apolitique, le festival de la Fédération des districts de Sierre et de Loèche a regroupé dix-sept sociétés unies par la joie de jouer ensemble.
21 mai 2017, 19:24
/ Màj. le 21 mai 2017 à 21:51
Melancolia et les fanfarons de Grône.

Alors que la ferveur PDC soufflait dans les pistons à Liddes, la Cité du Soleil résonnait ce dimanche de notes joyeusement apolitiques à l’occasion du festival de la Fédération des districts de Sierre et de Loèche. 

Comme la fondue...

La fanfare est un bon remède contre la mélancolie. C’est du moins ce que m’a affirmé Mélancolia. Celle que j’ai d’abord pris pour une fée, avec ses fleurs dans les cheveux, ses cerises aux oreilles et sa roble colorée, sautillait parmi le public, distillant –dans le cadre de la Mecanik du Bonheur, de la compagnie Sputnik– des conseils contre le cafard.  Mais ce dimanche elle a fait choux blanc. La fanfare, c’est comme la fondue, ça crée la bonne humeur. 

Les formations fourmillent de jeunes qui retrouvent là plus qu'ailleurs un sentiment d’appartenance à une communauté. Léna a seize ans. Elle joue du Baryton à l’Echo des Alpes de Vissoie. "Un festival, ça crée des liens d’amitié avec les musiciens des autres formations aussi."  
"J’ai commencé la fanfare à six ans. Ca fait partie de ma vie. C’est une deuxième famille", explique Francine Roh, la  présidente de la Stéphania de Granges. Tandis que Bernard Zuber et Rémy Pont, de la Gérondine, société organisatrice de l'événement, fêtaient allègrement leur 60 ans de musique!

Une fête réussie

Christian Florey, président de la Gérondine est un homme heureux. L'ambiance chaleureuse, le public et le soleil au rendez-vous, mais aussi l'amitié. "Une vraie camaraderie lie les musiciens."

Ils ont entre 12 et 78 ans, les musiciens et musiciennes que nous avons interrogés. Ils sont étudiants, apprentis, cadres supérieurs ou employés. On y croise de plus en plus de jeunes femmes et de «secondos», cette deuxième génération d’émigrés à qui la musique sert de processus d’intégration. La fanfare, c’est un peu comme un pays idéal, où le principe d’égalité fait loi. Ici, on est musicien avant d’être facteur ou professeur.  

"A la Gérondine, nous avons une cinquantaine de musiciens et musiciennes qui viennent de tous milieux sociaux et économiques. Ca donne un mélange sympa." Celui qui préside aussi le comité d’organisation de ce week-end relève encore "nous sommes ouverts aux musiciens de tous niveaux. On n’a pas besoin que de solistes."

par France Massy