Sion: pénurie d'affichage public pour les petites manifestations

Les organisateurs de petites manifestations déplorent l'absence d'espaces d'affichage public dans la capitale. Selon eux, il est très dur d'avoir de la visibilité.
07 août 2015, 11:03
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les organisateurs d'événements déplorent l'absence d'emplacements pour l'affichage libre. Pour gagner en visibilité, ils sont obligés de rivaliser d'originalité. Quitte à réaliser une fausse campagne.

L’arrière d’un bus sédunois bariolé de jaune fluo et barré d’un slogan. Une grande affiche de trois mètres au sommet des moulins de Sion. Pour annoncer leur soirée Dancehall-Reggae prévue au début mars, les organisateurs de la manifestation ont sorti les gros moyens. Sauf que…tout est bidon!

«Jamais nous n’aurions eu les moyens de nous payer une telle campagne de publicité. Nous avons donc décidé de faire dans l’originalité en créant une campagne virtuelle et en la diffusant sur les réseaux sociaux pour créer un petit peu de buzz», souligne Jonathan Garcia alias Selekta Garcia.

Selon lui, la capitale ne dispose pas assez d'emplacement à disposition et la police punit sévèrement l'affichage sauvage. Constat partagé par Afrim Ibraimi, autre organisateur de soirée : «La situation à Sion frise la honte. Les emplacements à disposition des événements culturels sont mal situés et il n’y en a pas assez. Sion n’est pas une ville morte mais c’est l’image que nous donnons. A croire qu’ici il n’y a que la musique classique qui compte.»

Les deux jeunes citent l'exemple de Lausanne qui a pris le problème en main et où de nombreux espaces libres sont à disposition. A Sion, Renato Salvi, architecte de la Ville, est conscient du problème et il envisage de lancer prochainement une étude avec toutes les personnes concernées.