Sion: le chauffage à distance sur les bons rails

La Ville de Sion, l'UTO et Sogaval ont présenté vendredi matin le projet de chauffage à distance. Devisé à 100 millions de francs, il devrait permettre d'économiser l'équivalent de 10 millions de litres de mazout par année.
09 sept. 2016, 15:43
/ Màj. le 09 sept. 2016 à 16:18
Le projet de chauffage à distance permettra de revaloriser 100 gigawatts heure de rejets de chaleur de l'UTO par année.

Chaque année, l'Usine de Traitement des Ordures (UTO) d'Uvrier laisse s'échapper 145 gigawatts-heure dans l'air. L'UTO, la Ville de Sion et la société Sogaval ont décidé de s'unir pour revaloriser cette chaleur. Un projet de chauffage à distance a été étudié. Les premières conclusions sont positives et ce projet va passer à la vitesse supérieure.

"C'est un projet phare pour le futur énergétique de de Sion. Il permettra de garantir un approvisionnement énergétique local est durable", a prévenu Philippe Varone, conseiller communal et président du comité de pilotage. Cent gigawatts-heure de rejets de chaleur seront ainsi valorisés par année.

Concrètement, un réseau sera créé. Il desservira le pôle santé, les quartiers de Champsec et Vissigen, la ville du 21e siècle et le centre-ville. Au total, cent millions de francs seront nécessaires. Une obligation de raccordement a été prévue. 

Pour le consommateur, «les prix seront compétitifs et stables. Il y aura une meilleure sécurité d’approvisionnement, des frais réduits, une durée de vie élevée et un gain de place puisque chaudière, citerne et cheminée disparaîtront», a prévenu Philippe Dubois, directeur de l’unité commerce auprès de l’ESR.

En chiffres, ce projet devrait permettre d'économiser l'équivalent de 10 millions de litres de mazout. 500 raccordements sont escomptés à terme et le réseau mesurera 15 kilomètres. Le premier raccordement est prévu pour 2018. 

Retrouvez tous les détails de ce projet dans nos éditions numériques et papier du 10 septembre 2016.

par David Vaquin