Prospère, la commune de Lens baisse encore ses impôts

Avec des comptes au beau fixe, Lens baisse ses impôts pour augmenter son attrait. Réunis en assemblée primaire, les citoyens ont accepté la prolongation des zones réservées et la fusion des entreprises énergétiques de Sion et Sierre.
27 nov. 2018, 12:16
/ Màj. le 27 nov. 2018 à 11:52
Face aux citoyens de Lens, le président David Bagnoud propose un budget qualifié d'«excellent».

Lens n’a plus de dette depuis 2016. Mieux, sa fortune nette est de 10 000 francs par habitant. Réunis lundi en assemblée générale, les habitants de la commune ont accepté le budget 2019. Le Conseil a décidé de diminuer les impôts de 4,5%. La concurrence fiscale est un objectif avoué de l’exécutif. «Lens devient la commune la plus attractive du district, c’est un gain de poids face à Crans-Montana», indique le président David Bagnoud.

Des problèmes de riches

De la compétence du Conseil communal, cette baisse fiscale, la troisième depuis 2009, a été présentée à titre d’information. Deux citoyens ont affirmé leur désaccord, arguant que les 700 000 francs économisés pourraient être utilisés pour les sociétés locales ou investie dans la formation des jeunes. La crainte de la réforme de la fiscalité des entreprises a aussi été évoquée, elle pourrait entraîner une baisse des recettes. David Bagnoud leur a répondu que la commune serait peu touchée par cette révision fédérale.

 

Lens devient la commune la plus attractive du district.
David Bagnoud, président de Lens.

Si la commune se permet ce geste, c’est que ses finances sont excellentes. Le budget 2019 présente un excédent de 2,6 millions avec une marge d’autofinancement de 13 millions. La commune a planifié des investissements de plus de 14,5 millions, soit un découvert de financement d’un million qui sera couvert par les liquidités actuelles. Le budget a été accepté par 112 voix contre trois.

Prolongation des zones réservées

Dans les autres points, les Lensards ont accepté la prolongation de la durée de validité des zones réservées de trois ans. Pour se conformer à la nouvelle loi d’aménagement du territoire, la commune avait gelé 33 hectares de zones à bâtir sur les 110 qu’elle compte. Cette décision de 2016 arrivait à échéance. Pour le Conseil, ce délai est nécessaire pour respecter la procédure d’approbation du plan directeur cantonal soumis à l’examen du Conseil fédéral.

Actionnaire de Sierre Energie à hauteur de 3,5%, la commune a accepté la fusion de la société avec Energies Sion Région à l’unanimité moins une abstention. 

par Alexandre Beney