Tweet polémique: Jean-Luc Addor sous le coup d'une dénonciation pénale

L'UDC valaisan Jean-Luc Addor est sous le coup d'une plainte pénale de la part du Conseil central islamique suisse après son tweet polémique sur la fusillade de Saint-Gall. La LICRA Suisse par contre ne déposera pas plainte.
07 août 2015, 14:07
/ Màj. le 15 juil. 2016 à 10:01
Le politicien valaisan avait écrit "On en redemande!" sur ses comptes Twitter et Facebook.

Le Conseil central islamique suisse (CCIS) a déposé lundi une dénonciation pénale contre le vice-président de l'UDC valaisanne et député au Grand Conseil Jean-Luc Addor. Il a tenu des propos polémiques sur Twitter après la fusillade à la mosquée de St-Gall.

Le politicien valaisan avait écrit "On en redemande!" sur ses comptes Twitter et Facebook peu après l'annonce de la fusillade qui a fait un mort vendredi. Le CCIS y voit une incitation à la haine raciale, indique-t-il lundi dans un communiqué. Il a déposé une plainte auprès du Ministère public valaisan.

La LICRA suisse par contre ne déposera pas plainte

De son côté, la ligue suisse contre le racisme (LICRA) ne déposera par contre pas plainte. «Nous n’avons pas encore approfondi la question, mais a priori nous ne saisirons pas la justice», précise Philippe Kenel, le président du groupement. Qui ne cache cependant pas son indignation devant les propos de Jean-Luc Addor. « Nous les condamnons. C’est totalement inadmissible de la part de qui que ce soit, mais encore plus d’une personne qui est engagée politiquement. Cette invitation à la haine, et au crime, est une attitude complètement irresponsable!», ajoute Philippe Kenel.

L’homme ajoute trouver inadmissible que Jean-Luc Addor justifie son acte en brandissant l’arme de l’ironie. « C’est facile à utiliser cela comme système d’autodéfense », précise Philippe Kenel.