Participation numérique à la politique: le Valais a une large marge de progression

Un classement met en lumière les efforts accomplis par les cantons en matière de participation numérique à la politique. Le Valais obtient une note de 30 sur 100, juste en dessous de la moyenne nationale.
26 oct. 2021, 15:37
/ Màj. le 27 oct. 2021 à 18:43
Le site de l'Etat du Valais propose des informations politiques, mais ne permet pas de lancer une pétition en ligne, par exemple.

Le Valais permet assez peu à ses citoyens de participer à la vie politique par le biais numérique. Sur une échelle allant de 0 à 100, le Valais obtient 30 points dans le nouveau classement du Centre pour la démocratie à Aarau.

Même si sa marge de progression est encore très importante, le Valais se situe toutefois dans la moyenne nationale (31 points). Classé à la 10e place, il se retrouve à égalité avec Fribourg et juste devant Vaud et Neuchâtel qui obtiennent 29 points et devant le Jura (25 points). Le Valais est par contre très loin derrière Genève, qui arrive en tête avec 55 points.

Education civique et interaction avec l’Etat

De manière générale, les premiers rangs sont occupés plutôt par des cantons riches et urbains. Selon les auteurs de l’étude publiée mardi, le potentiel économique des cantons peut avoir un impact indirect sur ce classement. En effet, la mise à disposition d’outils numériques pour permettre à la population de participer au processus politique nécessite des investissements importants et du personnel.

Le classement se base sur plusieurs indicateurs. Pour la formation de l’opinion, le Valais obtient 45 points, 18 points pour la participation et 35 pour la décision. La dimension participation pèche dans une majorité de cantons; ce thème englobe par exemple la possibilité de consultation et de lancement de pétitions en ligne.

Une grande marge de progression

Au final, le canton arrivant en tête de ce classement obtient à peine plus que la moitié du nombre de points possibles. Même les cantons leaders peuvent donc encore largement s’améliorer dans tous les domaines observés, soulignent les concepteurs du Digipartindex Suisse. Ce dernier sera désormais mis à jour chaque année et servira de base pour d’autres études scientifiques.

par Jean-Yves Gabbud