Le Valais va s’attaquer aux loups hybrides

Le Grand Conseil valaisan a accepté deux postulats demandant de tirer les loups hybrides.
15 mai 2018, 10:56
/ Màj. le 15 mai 2018 à 11:48
Les députés valaisans veulent que les loups hybrides soient éliminés.

Le Grand Conseil valaisan a accepté mardi matin deux postulats demandant de vérifier la pureté des loups morts ou abattus et d’abattre les loups hybrides. Il l’a fait largement par 83 oui contre 40 non et 3 abstentions.

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Hybrides ou pas hybrides?

Jérôme Fournier (Verts) a combattu ces postulats. Il rappelle qu’il n’y a pas de grandes différences génétiques entre les chiens et les loups, les premiers n’étant qu’une variante domestiquée des seconds. Il est donc impossible de déterminer lesquels seraient des hybrides. Il demande aussi à partir de quel niveau d’hybridité il faudrait tirer le loup.

Patrick Evéquoz (ADG) dénonce une volonté de tuer le loup en utilisant un moyen détourné: «Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage; qui veut tuer le loup prétend qu’il est hybride.»

Thomas Birbaum (PLR) conteste la validité des postulats basés sur une étude scientifique contestée

Les recommandations de la Convention de Berne

A l’appui des postulats déposés par la famille PDC du Haut-Valais, Grégory Logean (UDC) cite la Convention de Berne, celle-là même qui protège le loup, qui recommande de déterminer les loups hybrides et de les éliminer.

Stéphane Witschard (PDC) a rappelé que le Parlement européen a accepté de s’attaquer aux loups hybrides, alors que Fabien Schafeitel (PDC) a lancé: «Nous devons aux éleveurs cette transparence.»

Le dossier passe maintenant dans les mains du Conseil d'Etat pour analyse.

par Jean-Yves Gabbud