Le contournement routier de Saint-Gingolph abandonné, la ligne ferroviaire privilégiée

Les autorités valaisannes ont levé le blocage des terrains devant servir au contournement de Saint-Gingolph. Le projet est enterré. L’option ferroviaire est privilégiée.
10 mars 2021, 14:15
/ Màj. le 10 mars 2021 à 14:50
Il n'y aura pas de route de contournement de Saint-Gingolph. Il faudra toujours passer dans le village.

Il n’y aura pas de route de contournement de Saint-Gingolph. Les autorités valaisannes ont décidé d’abandonner le projet tel qu’il avait été planifié, selon nos confrères de Rhône FM, propos confirmés par le chef du Service cantonal de la mobilité, Vincent Pellissier.

Le dossier de contournement avait été mis à l’enquête publique, mais celle-ci était restée en suspens. Le projet n’a plus bougé pendant plusieurs années, avant d’être abandonné. «La commune de Saint-Gingolph a demandé de pouvoir utiliser les terrains bloqués pour le contournement», explique Vincent Pellissier. Cette demande a précipité la fin du projet actuel. «Compte tenu de l’évolution des contraintes sécuritaires ou environnementales, un tel projet, datant des années 1990, aurait très peu de chances d’aboutir actuellement.»

L’option routière n’est pas totalement enterrée. Des études alternatives sont en cours d’évaluation.

Contournement des Evouettes et du Bouveret

Le contournement de Saint-Gingolph aurait dû être la dernière étape, sur le territoire suisse, des travaux routiers qui ont débuté par la construction de la H144, qui relie depuis 2012 Rennaz et Les Evouettes.

Actuellement, les travaux de contournement des Evouettes, qui ont débuté en 2016, sont en cours. Ils devraient être achevés en 2023. En ce qui concerne Le Bouveret, des forages ont lieu pour réaliser un tunnel court permettant de sortir le trafic de transit du cœur du village.

Projet ferroviaire

Aujourd’hui, c’est l’option ferroviaire qui a la priorité du canton. La volonté est de prolonger la ligne du Léman Express, qui part de Genève et qui s’arrête actuellement à Evian.

«Le dossier de la réhabilitation de la ligne du Tonkin avance de manière complémentaire aux autres projets ferroviaires du Chablais, comme la connexion de Monthey sur la ligne du Simplon», se réjouit Vincent Pellissier. Pour un coût estimé de 180 millions, soit l’équivalent d’un tunnel routier de déviation d’un village, le Léman Express pourrait mettre le Haut-Lac à moins d’une heure de Genève par le sud du Léman et proposer une vraie option face à la voiture.

Les travaux pourraient démarrer en 2026.

par Jean-Yves Gabbud