La Clinique romande de réadaptation de Sion et l’Uni de Genève cherchent à soulager vos douleurs

La clinique romande de réadaptation de Sion et l’Université de Genève ont uni leurs compétences pour soulager la douleur en établissant une cartographie de ses signatures biologiques.
01 oct. 2021, 11:10
/ Màj. le 01 oct. 2021 à 12:58
Les chercheurs de la Clinique romande de réadaptation de Sion ont apporté leur concours à la rédaction de cette étude très prometteuse.

Soulager la douleur, grâce à la cartographie de ses signatures biologiques! Des chercheuses et chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et de la Clinique romande de réadaptation (CRR) ont mené une étude commune, au terme de laquelle ils ont réussi à cartographier les biomarqueurs de différents types de douleurs. Avec un objectif final: pouvoir les catégoriser et les traiter en conséquence dans le futur.

De nombreuses personnes sont confrontées à des douleurs chroniques qui peuvent durer des mois, voire des années. Mais comment traiter au mieux cette douleur? «Pour ce faire, il est nécessaire de la catégoriser, afin de pouvoir prescrire le traitement adéquat», explique Bertrand Léger, chercheur à la CRR et dernier auteur de l’étude, qui rappelle que la CRR traite de nombreuses personnes souffrant de maladies chroniques et est donc bien placée pour aider à relever un véritable défi. «Il est en effet très compliqué pour le patient de définir la douleur, son degré d’intensité ou même sa localisation à travers des questionnaires.»

Pour pallier cette difficulté, des scientifiques de l’Université de Genève se sont donc associés au service de recherche de la Clinique romande de réadaptation de Sion, afin d’effectuer une analyse épigénomique complète de patients, permettant de trouver les signatures épigénétiques propres à chaque catégorie de douleur. «Ainsi, une simple prise de sang permettrait de définir de quelle douleur souffre la personne et, dans le futur, de prescrire le traitement en conséquence et d’observer si les biomarqueurs modifiés par la douleur reviennent à la normale.»

Des résultats à lire dans la revue Journal of Pain.


par Pascal Guex