De l’absence de fusion à Simonetta Sommaruga

Herold Bieler, rédacteur en chef du «Walliser Bote», vous livre son regard sur quatre actualités haut-valaisannes particulièrement pertinentes pour l’ensemble du canton.
22 mars 2019, 15:30
/ Màj. le 22 mars 2019 à 15:30
Herold Bieler, rédacteur en chef du «Walliser Bote».

Pas d’euphorie pour les fusions

Dans le Bas-Valais, il y a une véritable euphorie autour des fusions de communes. Dans le Haut-Valais, en revanche, c’est le statu quo depuis le 1er janvier 2017 lorsque cinq petites communes ont fusionné pour former la – toujours petite – commune de Goms. Désormais, une seule fusion est à l’étude. Baltschieder et Eggerberg pourraient se rattacher à Viège, d’ici à 2025 au plus tôt.

Ces efforts déployés dans les régions de Goms et de Viège sont louables, mais ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan. Le Haut-Valais aurait besoin d’une grande fusion. Si Brigue et Naters fusionnaient, elles entraîneraient avec elles d’autres communes. Le Haut-Valais compterait alors la deuxième ville du canton, avec 30 000 habitants. Mais ne vous faites pas de soucis, les francophones. On en est loin! 

Pistes pleines et caisses vides

Association de stations de ski en crise, le Magic Pass n’est finalement qu’une communauté de destins. Sa stratégie bon marché, comparable à l’abonnement de Saas-Fee à 222 francs, a bien sûr des effets. La fréquentation est bonne, l’enthousiasme grandit, les lits sont beaucoup mieux occupés… mais les caisses des remontées mécaniques sont encore plus vides qu’avant. Sans leurs milliardaires étrangers, Crans-Montana et Saas-Fee auraient dû déposer le bilan et fermer leurs installations depuis longtemps. Le dumping des prix n’apporte pas que du bon.

Les stations prestigieuses de Loèche-les-Bains et de Saas-Fee rejoignent le Magic Pass. Pour cette dernière, l’abonnement commun à une trentaine de stations n’est qu’une sortie d’urgence de son offre à 222 francs…

Sommaruga veut aider Zermatt

Depuis des décennies, Zermatt espère rénover sa route d’accès pour en faire une véritable alternative au rail. Au Grand Conseil, toutes les tentatives ont échoué. La conseillère fédérale Doris Leuthard a également bloqué l’idée en misant tout sur le train. Sa successeure à la tête du Département des transports, Simonetta Sommaruga, semble mieux comprendre la station. Elle a rapidement fait des concessions, lorsque Beat Rieder, conseiller aux Etats haut-valaisan, a plaidé en faveur d’une route sûre en hiver, lors du débat sur l’augmentation de l’infrastructure ferroviaire à partir de 2035.

Il reste bien sûr encore beaucoup à faire. Simonetta Sommaruga et Beat Rieder prendront leur retraite politique bien avant que «leur» accord ne soit appliqué. 

Herold Bieler, rédacteur en chef du «Walliser Bote»
 

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