Concerts, théâtre, expos... et si on sortait ce week-end?

Des vernissages, des concerts, des expos, de quoi agrémenter culturellement votre fin de semaine.
27 oct. 2021, 20:00
/ Màj. le 28 oct. 2021 à 11:15
Anaba, quintette montheysan qui s’apprête à prendre son essor.

Monthey: Anaba, une pop-folk pastel à découvrir au Pont Rouge

La chanteuse Inês Valente le dit en riant, son groupe Anaba est clairement hyperactif. «On a plein d’idées qui nous viennent. Du coup, on prévoit de sortir quelque chose chaque année…» Prolixe, certes, mais soigneux, le quintette vient de mettre en ligne son premier EP de quatre titres et d’un «Radio Edit» du single «Nothing More» qui commence à tourner sur les ondes. Ce mini-album vient consolider le style et l’identité artistique d’un combo qui s’est formé il y a trois ans et qui souhaite à présent attaquer de front la scène romande, nationale, voire internationale si le public se montre réceptif à cette pop-folk enlevée.




Après trois ans d’essais, de démos enregistrées avec les moyens du bord, Anaba s’est enfermé au Studio du Flon à Lausanne, avec l’excellent ingénieur du son Benoît Corboz (Erik Truffaz, etc.) aux commandes. «On a énormément appris avec lui», s’enthousiasme Inês. «Je crois que cette expérience a encore plus soudé le groupe et qu’il est très solide aujourd’hui.»

Celles et ceux qui ont vu Anaba à l’Espace Tribus de la Foire du Valais ont pu mesurer cette confiance qui habite les musiciens. Dans une instrumentation organique, où les instruments acoustiques sont rehaussés de samples, le groupe a fait forte impression. 

Ce samedi 30 octobre, le public pourra une nouvelle fois mesurer la puissance d’un projet au moment de son essor. Et comme Anaba est une entité démocratique – la chanteuse y tient – et partageuse, le Pont Rouge recevra également en ouverture le duo valaisan Archair, qui assène avec conviction un rock fiévreux et bluesy sur une base rythmique électronique tendue. Deux groupes, donc, et du talent tout beau, tout neuf, tout frais, à savourer. 


Infos pratiques

Samedi 30 octobre, Pont Rouge, portes à 20 h. www.pontrouge.ch


Sion: de l'énergie à revendre




On le connaît sous le nom de Mathieu Lescop, fournisseur de post funk,  mais le bougre a changé de peau et mué pour devenir Serpent. Accompagné maintenant de musiciens, il laisse ses ordinateurs de côté pour les pulsions primitives et reptiliennes des instruments. Les rythmes post-funk et la voix convulsive, tout droit sortis de la new wave des années 80, invitent le public à danser sous une pluie métallique. Les amateurs de musique pourront aussi découvrir Go Go Talco et son disco punk emmené par l’ancien producteur et bassiste de Solange la Frange.


Infos pratiques

Port Franc, vendredi 29 octobre à 20 h 30.


 Sion: septante œuvres pour s’évader  du quotidien



La Ferme-Asile invite Alexia Turlin, artiste, curatrice et médiatrice, pour une carte blanche. Elle lui propose de prendre possession du hall d’accueil et des murs du restaurant avec une grande installation qui sera visible jusqu’au printemps 2022. 

Ainsi, sur une fresque murale qu’elle a réalisée au fusain, à l’acrylique et au spray sont installés une septantaine de travaux d’artistes liés à la montagne, au Valais, à la Ferme-Asile, à son carnet

d’adresses d’artiste et à son réseau constellaire qui s’étoffe chaque jour comme une famille, évolue, rayonne, se forme en synergies et étend son énergie, à l’image des paysages de montagnes qui nous entourent. 


Infos pratiques

Ferme-Asile, du 30 octobre 2021 au 27 février 2022. Vernissage vendredi 29 octobre à 18 heures.


Sierre: colloque imaginaire



Mercredi prochain 3 novembre, le foyer du TLH-Sierre fait place au collectif StoGramm qui, soutenu par la bourse ThéâtrePro, y est en résidence pendant trois ans.. 

Emmené par Olivia Seigne et Alexandre Vogel, ce collectif s’inspire de la force narrative et esthétique du quartier de Sous-Géronde. Durant cette résidence, le groupe composé de dramaturges, comédiennes, comédiens, expertes et experts cartographiera les traces du passé et les enjeux du présent pour dresser un inventaire des futurs possibles de ce lieu d’exception en mêlant la force du récit documentaire et la puissance de l’imagination. Ainsi, ce 3 novembre, le collectif StoGramm invite Manuella Maury à revêtir sa parure de chamane, celle qu’elle sort pour les grandes occasions. Ainsi parée, elle animera dans le foyer du TLH-Sierre une rencontre entre le rêve et la réalité, entre l’imaginaire et le documentaire, entre le passé, le présent et le futur, autour du quartier de Sous-Géronde. 


Infos pratiques

TLH-Sierre, mercredi 3 novembre à 19 heures. Réservations sur www.tlh-sierre.ch


 Martigny: les «Misérables» à l'Alambic



Victor Hugo, dans sa tombe, doit se sentir flatté. Le théâtre Alambic propose, en cette fin de semaine, un spectacle hors du commun, une adaptation du célèbre roman «Les Misérables» par la compagnie Utopia, une prestation de plus de trois fois 1 h 20 avec deux entractes. 

«C’est un spectacle fleuve pour une œuvre magistrale de Victor Hugo. C’est aussi sans doute une expérience théâtrale rare de partager un aussi long temps de spectacle, qui est fait de rebondissements, de suspense, de retournements et de jubliation», affirme François Marin, directeur par intérim du théâtre.

Tout le monde connaît quelque chose des «Misérables», parce que cette œuvre fait partie de notre patrimoine culturel, parce que c’est plus qu’une œuvre, parce que c’est un chef-d’œuvre. 


Infos pratiques

Théâtre Alambic, samedi 30 octobre à 18 heures. Réservations sur Booking Corner, par e-mail à info@theatrealambis.ch ou au 027 722 94 22.


Martigny: «Sécheresse», une fiction sonore



C’est une histoire d’eau. Comme tout ou presque. On vient au monde par l’élément fluide, puis on s’en abreuve pour vivre, on nage, on surnage, on l’use par la parole, on la perd par les yeux à force de larmes… Projet en constante redéfinition mené par la compagnie Ananki de Mélanie Lamon, «Sécheresse» raconte le parcours initiatique et métaphorique d’une femme en quête d’eau, «celle du début de la vie, celle des fontaines ou des piscines, celle qui manque assurément»…

Au croisement des disciplines, théâtre, musique, performance, arts sonores, la pièce fait voyager le spectateur dans les états intérieurs de la femme, étire sa narration jusqu’au monde bien réel qui l’entoure, grâce à une scénographie inventive de Gilles Vuissoz qui joue sur les effets d’immersion et de distanciation.

La création sonore est signée Mélanie Lamon et Pascal Bruttin. Ce dernier a composé la musique tandis que Lionel Darbellay assure la sonorisation de l’ensemble. S’y mêlent encore les voix de 

Marie-Emmanuelle Perruchoud, Joanie Ecuyer Coquoz, Agnès Walpen, Noémie Lamon, Olivier Meile… Un travail foisonnant et fertile qui montre que même si le spectacle s’intitule «Sécheresse», ses auteurs ont su dénicher une source abondante.


Infos pratiques

Les 4 et 5 novembre prochain aux Caves du Manoir de Martigny. Portes 19 h 30. Dès 16 ans. www.cavesdumanoir.ch


Sierre: un duo magnifique



Une voix, une guitare et une contrebasse. Tel est le credo du duo ConCordis formé d’Irina-Kalina Goudeva et de George Vassilev. Fondé en 2015, établi en Valais, le duo ConCordis réunit deux solistes de renommée internationale. 

Contrebassiste et interprète multidisciplinaire, Irina-Kalina Goudeva a étudié aux Conservatoires de Sofia et de Genève. Grâce à son vaste répertoire musical et à ses goûts éclectiques, elle  collabore avec des compositeurs et chefs de renom comme Pierre Boulez, György Kurtag, Heinz Holliger.       Né en Bulgarie, George Vassilev étudie à l’Ecole de musique de Varna, puis au Conservatoire de Kiev. En 1995, il obtient le premier prix au Concours international d’exécution musicale de Genève. 

Explorer de nouveaux horizons, créer un univers émotionnel et poétique, c’est le choix esthétique d’Irina-Kalina Goudeva et de George Vassilev. Complices, ils expérimentent un art musical où complexité rythmique et harmonique, effets électroniques, virtuosité vocale et instrumentale créent une atmosphère sonore fascinante. Une performence incroyable à ne pas manquer.


Infos pratiques

Hôtel de Ville, dimanche 31 octobre à 18 heures.


Sion: retour à l'argentique



Avec l’avènement des smartphones et du numérique, l’image est devenue un bien de consommation, de communication avec des résultats divers et variés qui, souvent, laissent à désirer.

Retrouver le sens de l’acte photographique, telle est l’aspiration de Fanny Zambaz pour son travail où elle prend une autre direction en exploitant la photographie argentique. «Cette direction, la photographe l’explique par un besoin d’aborder l’image sous un autre angle que celui de la technologie pure, de revenir à une technique lente, et non sans contraintes, où la notion de temps est nécessaire pour prendre un cliché, pour jouer avec la composition et la lumière, pour créer son image», précise le descriptif de cette exposition. 

Les cyanotypes présentés dans cette exposition sont issus d’une résidence artistique effectuée en 2018 dans le nord du cercle polaire avec l’association suisse Marémotrice. 

Technique mise au point en 1842 par le scientifique et astronome John Frederick William Herschel, le cyanotype est un procédé photographique négatif monochrome par le biais duquel on obtient un tirage bleu cyan ou bleu de Prusse.

Rien ici du geste automatique effectué quotidiennement à l’aide d’un appareil numérique. L’utilisation de la chambre obscure demande maîtrise et précision, exige d’adopter la lenteur comme un élément à part entière de la prise de vue. Un retour vers le passé bien venu, un éloge de la lenteur à découvrir. 


Infos pratiques

Galerie Les Dilettantes, jusqu’au 13 novembre 2021. Mercredi et jeudi de 14 h à 18 h 30, vendredi de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 h 30, samedi de 11 à 17 heures.



par Xavier Duroux,Jean-François Albelda