«Ce que j’aime à Lourtier, c’est…»

Valérie Guigoz a toujours vécu à Lourtier, un coin de pays qu’elle apprécie pour sa quiétude et le dynamisme de ses sociétés locales.
26 mars 2019, 15:30
/ Màj. le 26 mars 2019 à 15:30
Valérie Guigoz devant la chapelle qui a fait couler beaucoup d'encre lors de sa construction en 1932.

Elle a siégé à la municipalité de Bagnes de 2000 à 2012. Active au sein de la chorale Edelweiss de Lourtier depuis plus de trois décennies, Valérie Guigoz préside actuellement le Groupement des sociétés de chant du Bas-Valais et vit deux mois par année au Burkina Faso au service d’une cause humanitaire.

Qu’est-ce qui fait la richesse de votre village?

Le dynamisme de nos sociétés locales. Dans ce village de moins de 400 habitants, nous avons un ski-club, une clique de fifres et tambours, une société de chant et une société de jeunesse.

Un endroit pittoresque que vous aimez faire découvrir?

Notre chapelle évidemment, construite en 1932 et qui a fait couler beaucoup d’encre. Cet édifice du célèbre architecte Alberto Sartoris a été quelque peu modifié, mais a prouvé que l’on peut également allier tradition et modernité. Et le musée des glaciers. J’avais fait une conférence sur Jean-Pierre Perraudin, natif de Lourtier et inventeur de la théorie des glaciers, lors de mes études à Martigny. L’inauguration du nouveau musée, liée aux commémorations de la débâcle du Giétroz, m’a ainsi rappelé de bons souvenirs.

Le bistrot dans lequel vous vous rendez à l’heure de l’apéro?

Il y a quelque temps encore, je vous aurai répondu «Chez tante Jeannette»! Mais sa fermeture nous oblige à nous déplacer à la salle de la Frite en dessus de la laiterie, des locaux très joliment aménagés par nos sociétés locales. J’aime y partager de bons moments de franche convivialité, en particulier avec ma chorale, la douce et belle Edelweiss.

Un lieu pour vous ressourcer?

Le fond de la vallée. Une merveilleuse zone protégée dans laquelle nous nous rendons souvent en famille, en particulier pour rendre visite à nos vaches à l’alpage de Chermontane.

La manifestation qui vous plaît?

La Saint-Georges! Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, tous les Lourtierains, même les «exilés», se retrouvent pour fêter notre saint patron. Durant mes douze années à l’exécutif, tout le village se rassemblait sous mon balcon pour partager l’apéritif, un moment de stress immense, mais toujours rempli d’une grande émotion.

Ce que vous voudriez voir évoluer ou aboutir?

Je vis deux mois par année en Afrique dans un petit village du Burkina Faso. Parfois, il me plaît de penser, sans passéisme aucun, qu’au temps des vaches grasses et des projets pharaoniques, il ne serait pas inutile de jeter un bref coup d’œil en arrière et, de là, mieux voir où l’on doit aller et, au besoin, rectifier son chemin. Je me permets de rêver d’une commune, d’une région, d’un pays, qui garde les pieds sur terre et place l’humain, le citoyen, au centre de ses préoccupations.

 

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par Charles Méroz