Accusé d’infractions par les antispécistes, l’abattoir de Martigny portera plainte pour effraction

La direction de l’abattoir de Martigny portera plainte contre l’association antispéciste Pour l’égalité animale (PEA), qui a publié mardi des images tournées illégalement dans l’abattoir l’été dernier. PEA nie avoir tourné elle-même ces vidéos.
13 févr. 2019, 18:34
/ Màj. le 13 févr. 2019 à 18:27
L'abattoir de Martigny est bel et bien une propriété privée, dans laquelle le ou les auteur(s) des images tournées l'été dernier sont rentrés illégalement.

Il y aura bel et bien dépôt d’une plainte pour effraction pour les images tournées en juillet et août 2018 à l’abattoir de Martigny. Le directeur du lieu, Gaëtan Borgeaud, le confirme. «Il pourrait s’agir d’une fenêtre cassée que nous avions remarquée. Dans un premier temps, rien de suspect n’était à déplorer, aucun objet disparu ni aucune marchandise dérobée n’ont été constatés. Nous pensions plutôt qu’il s’agissait d’un simple acte de vandalisme gratuit».

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«Ce n’est pas nous, ça ne sert à rien»

La plainte sera déposée contre l’association PEA, qui a rendu publiques ces images mardi. «Je le répète: ce n’est pas nous qui avons filmé, ces images nous ont été envoyées anonymement par la poste», réagit Fabien Truffer, porte-parole de PEA. «Une plainte contre nous ne servira donc pas à grand-chose. Au contraire, cela peut se retourner contre la direction de l’abattoir en donnant l’image de gens qui tirent sur le messager pour éviter de se remettre en question.»

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par Patrice Genet