Amnesty et la Croix-Rouge dénoncent une nouvelle fois les conditions d'incarcération du centre de renvoi de Granges

Les sections valaisannes d’Amnesty International et de la Croix-Rouge dénoncent à nouveau les conditions d’enfermement qui régissent les détenus administratifs du Centre LMC de Granges. Selon elles, le centre n’est pas adapté pour des ressortissants étrangers en attente d'un renvoi.
19 avr. 2017, 19:08
/ Màj. le 19 avr. 2017 à 19:17
Le feu s'est déclaré dans une cellule du centre LMC de Granges.

Ces réactions interviennent dans le cadre de l’affaire du jeune marocain qui avait bouté le feu à sa cellule dimanche dernier. « Ces personnes ne sont pas enfermées pour des raisons pénales. Elles ont juste fui un pays en guerre » rappelle Marylène Moix, présidente de la Croix-Rouge Valais.

Le pronostic vital du jeune marocain n’est plus engagé, mais selon Anne-Christine Willa d’Amnesty Valais, la situation reste très préoccupante : « nous ne connaissons pas les motifs qui ont poussé ce jeune homme à mettre le feu à sa cellule, mais ce qu’on sait de longue date, c’est le mode d’incarcération de ces gens. Plusieurs mesures de détentions actuelles ne respectent pas la loi ». Le chef du Service cantonal de la population et des migrations, Jacques de Lavallaz, estime quant à lui que des réponses à ces critiques ont déjà été apportées, comme la création d’une salle de fitness.

Le jeune marocain n’en est pas à sa première tentative. « Il est arrivé par l’Italie. Déjà 2 fois, il a essayé de traverser l’Europe et de rejoindre la Norvège, sans succès. En général, les détenus de ce type restent peu longtemps dans notre structure, une vingtaine de jours avant d’être renvoyé » précise encore Jacques de Lavallaz.

par Julien Robyr