Tessin: les palmiers menacent les plantes indigènes

Très répandus au sud des Alpes, les palmiers menacent la biodiversité, ainsi que la fonction protectrice des forêts: leurs racines courtes ne permettent pas de stabiliser les terrains en profondeur et rendent donc les sols instables.
14 mai 2020, 18:12
/ Màj. le 14 mai 2020 à 18:12
Souvent appelée à tort «palmier tessinois», la plante fait partie des espèces invasives.

Les palmiers tessinois conquièrent à vue d’œil les forêts et menacent les plantes indigènes. Le Département cantonal de l’environnement invite les propriétaires de palmiers à couper le capitule de leurs plantes afin d’éviter une nouvelle propagation.

Souvent appelée à tort «palmier tessinois», la plante fait partie des espèces invasives, indique le département dans un communiqué jeudi. Elle vient d’Asie et s’appelle en réalité «palmier de Chine» ou «palmier à chanvre».

Elle est très présente dans les parcs et jardins du sud des Alpes, d’où elle s’est répandue dans les forêts environnantes, où elle forme de petites palmeraies. Ce faisant, elle déplace d’autres espèces et réduit la biodiversité des écosystèmes locaux.

En outre, le néophyte menace la fonction protectrice des forêts: ses racines courtes ne permettent pas de stabiliser les terrains en profondeur et rendent donc les sols instables. Les fibres du palmier, extrêmement inflammables, peuvent par ailleurs augmenter la force des incendies, ajoute le communiqué.

Le Département de l’environnement appelle les propriétaires tessinois de palmiers à couper chaque année les inflorescences jaunes typiques en forme de panicule. Cet entretien doit être effectué si possible en mai, avant la production des fruits.