Revue de presse: coronavirus, question climatique et violence contre les femmes… les titres de ce dimanche

Le coronavirus fait toujours les titres de la presse dominicale, notamment les erreurs du Conseil fédéral et la question des personnes expulsées de leur appartement. Le soutien des Suisses aux mesures climatiques est aussi abordé. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:
03 janv. 2021, 08:32
/ Màj. le 03 janv. 2021 à 08:32
La presse dominicale revient sur les principaux faits d'actualité de ces derniers jours.

Une situation sous-estimée

Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin reconnaît des erreurs dans la gestion de la crise liée au nouveau coronavirus. «Entre juillet et septembre, nous avons sous-estimé la situation», déclare-t-il dans le SonntagsBlick. «Nous pensions pouvoir maîtriser le virus. Nous en étions loin», souligne M. Parmelin dans l’entretien diffusé dimanche par le journal alémanique. Non seulement les politiciens, mais aussi beaucoup de spécialistes ont été surpris de voir la soudaine et rapide augmentation du nombre de cas de Covid-19 en automne, ajoute-t-il.

Des Suisses dans la rue

La crise liée à la pandémie de Covid-19 pousse de plus en plus de locataires suisses dans la rue, s’alarme Le Matin Dimanche, qui a recueilli plusieurs témoignages de personnes qui ont vu leur bail résilié après le non-paiement du loyer de leur appartement. «Avant, sur la soixantaine de personnes qui assistaient à nos permanences, il était rare que nous soyons confrontés à des défauts de paiement. Aujourd’hui, cela fait partie de la majorité de notre activité», explique Me Christian Dandrès, avocat à l’association de défense des locataires Asloca à Genève. Selon lui, «les congés commencent à tomber depuis un mois. De nombreuses décisions d’expulsion vont arriver dans les prochaines semaines». Les personnes touchées sont principalement des petits indépendants, des chauffeurs de taxi par exemple, qui «ont épuisé toutes leurs économies».

La moitié des Suisses prêts pour le vaccin

Plus de Suisses sont désormais enclins à se faire vacciner contre le nouveau coronavirus, rapporte le SonntagsBlick, qui se réfère à un monitoring de l’Université de Zurich. Après la validation par l’autorité suisse de contrôle des médicaments Swissmedic du vaccin de Pfizer contre le Covid-19, la part de personnes désireuses de se faire injecter les deux doses est passée de 41 à 50%. Selon Thomas Friemel, codirecteur du projet de recherche à l’université de Zurich, il faut observer si cette tendance va se poursuivre ou s’il s’agit d’une simple tendance à la hausse. Presque une personne interrogée sur trois rejette pour le moment la vaccination et 20% se disent indécises. Soixante pour cent des plus de 50 ans sont prêts à se faire vacciner. Cette proportion baisse à 40% chez les 15 à 49 ans. Les hommes (56%) sont plus favorables à la vaccination contre le coronavirus que les femmes (43%).

Moins de respect des mesures barrières

Le respect des mesures barrières contre le coronavirus a diminué en Suisse, affirme le SonntagsBlick, qui se réfère à une analyse des données des téléphones mobiles. «Depuis le début novembre, la mobilité est restée relativement constante», déclare dans le journal le directeur adjoint de l’office zurichois de la statistique, Peter Moser. Le canton a commandé à l’institut de recherche Intervista une étude de suivi sur la mobilité des Suisses pendant la pandémie. Les données des téléphones mobiles de 2561 personnes âgées de 15 à 79 ans ont été passées au crible. Alors que le Conseil fédéral a imposé à la fin octobre les premières mesures contre la deuxième vague du coronavirus, les Suisses ont parcouru entre 30 et 35 km par jour en moyenne. Lors du confinement au printemps, la distance moyenne quotidienne parcourue était tombée entre 15 et 20 km. Les comportements d’achats de l’automne n’ont, quant à eux, quasiment pas changé par rapport à ceux relevés pendant l’été, après le déconfinement. «Les raisons des déplacements, comme les courses, ne se sont pas taries», note M. Moser.

Un rapatriement qui coûte cher

Le rapatriement par la Confédération suisse de milliers de voyageurs bloqués aux quatre coins du monde le printemps dernier en raison du coronavirus laisse une ardoise d’un demi-million, d’après Le Matin Dimanche. Près de 7300 voyageurs ont bénéficié de l’opération, en majorité domiciliés en Suisse. La Confédération a versé environ 10 millions de francs, à titre de préfinancement. Comme convenu avant l’embarquement, les bénéficiaires de ces vols affrétés dans l’urgence devaient s’acquitter des montants facturés après l’atterrissage. Mais plus de 500 factures n’ont pas encore été réglées, «dont 184» de personnes domiciliées en Suisse, précise dans le journal Georg Farago, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). «Faute de paiement ou d’entente sur des versements par acomptes après nos rappels, l’Office central d’encaissement commencera à engager des poursuites, au cas par cas, dès le début du mois prochain», indique Andreas Hostettler, porte-parole du Département fédéral des finances.

Manque de personnel

Malgré la crise liée au coronavirus, de nombreuses entreprises n’arrivent pas à trouver du personnel pour certains postes de travail en Suisse, affirme la SonntagsZeitung, se basant sur des données de la société X28. Cette dernière indique que 174’124 places sont actuellement vacantes, soit 13% de moins que l’an dernier. Ce sont avant tout des emplois d’infirmières, dans le commerce de détail, dans des professions manuelles, dans la logistique, à La Poste, dans les services sociaux et dans l’industrie pharmaceutique, où le manque de personnel se fait sentir. Les techniciens de l’environnement sont également très demandés.

Pas d’exode d’anglais?

Il n’y a aucune preuve que 200 touristes britanniques n’aient pas respecté leur quarantaine à Verbier, imposée en raison du variant du coronavirus découvert en Grande-Bretagne, et aient filé à l’anglaise, relate la NZZ am Sonntag. L’histoire avait fait le tour du monde. «Le signalement d’un départ par un hôtelier a été interprété comme une violation de l’obligation de quarantaine. Des journalistes ont alors parlé d’exode massif», indique dans le journal Simon Wiget, directeur de l’office de tourisme de la station d’hiver valaisanne, soulignant que le nombre de 200 a été fabriqué. «Nous n’avons pas connaissance que 200 Britanniques ont quitté Verbier sans autorisation», précise pour sa part la police cantonale valaisanne.

La SonntagsZeitung pointe elle des informations contradictoires dans la communication de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les informations données lors de la conférence de presse correspondante ont été formulées différemment de celles publiées dans l’ordonnance de quarantaine. L’OFSP n’y voit cependant aucune contradiction.

Pour la lutte contre le réchauffement

Une majorité des Suisses approuve les mesures gouvernementales prises pour lutter contre le réchauffement climatique, relève le SonntagsBlick, citant un sondage de l’institut GFS Zurich réalisé auprès de 1000 personnes en octobre 2020. Seuls 17% d’entre elles s’opposent à une hausse de la taxe sur le CO2, si les émissions de ce gaz polluant ne diminuaient pas. Le soutien à cette mesure est particulièrement élevé dans les villes et en Suisse alémanique. Six Helvètes sur dix refusent en outre que la question climatique soit reléguée au second plan par rapport à la crise liée au nouveau coronavirus.

Mieux protéger les femmes

La ministre suisse de la justice Karin Keller-Sutter lance une initiative pour mieux protéger les femmes victimes de violences. «Je veux une feuille de route contre la violence à l’égard des femmes, qui montre, où la Confédération et les cantons ont un potentiel d’amélioration», déclare-t-elle dans la NZZ am Sonntag. Une réunion sur le sujet doit avoir lieu au printemps entre des représentants de la Confédération suisse, des cantons et des organisations privées. La conseillère fédérale PLR se dit prête à s’immiscer davantage dans la sphère privée des couples pour mieux protéger les femmes. «Pourquoi l’État devrait-il intervenir quand il y a des agressions sur un trottoir, mais pas quand la même chose se produit dans une maison», s’interroge la St-Galloise.