Les sections PLR romandes se mobilisent contre la réforme de l'orthographe rectifiée

Les sections libérales-radicales romandes s’opposent à la promotion de l’orthographe rectifiée dans les écoles. Une lettre à tous les ministres en charge de l’éducation dans les cantons romands a été envoyée.
22 juin 2021, 17:18
/ Màj. le 22 juin 2021 à 17:33
Selon les sections PLR, cette "simplification" de la langue française décidée unilatéralement est inacceptable. (illustration)

Les sections libérales-radicales romandes s’opposent à la promotion dans les écoles de l’orthographe rectifiée telle qu’elle a été recommandée par la Conférence des directeurs cantonaux de l’éducation (CIIP). Elles en appellent dans des lettres ouvertes à tous les ministres en charge de l’éducation dans les cantons romands.

«Il n’est pas admissible de voir une entité échappant à tout contrôle démocratique (comme la CIIP) définir les règles de la langue française», écrivent les sections PLR romandes. S’étonnant du rôle joué par la CIIP, elles se demandent si celle-ci n’est pas tenue de discuter d’une telle imposition avec les parlements cantonaux.

 

 

Car, selon les sections PLR, cette «simplification» de la langue française décidée unilatéralement est inacceptable tant sur le fond que sur la forme. «Ce projet s’inscrit dans l’air du temps, qui de la réécriture de l’histoire à la suppression des accents circonflexes, entend imposer des comportements et des attitudes qui ignorent le poids et la richesse de la vie, présente et passée, et font l’éloge de la simplicité, au détriment de la complexité et la nuance», affirment les libéraux-radicaux.

Il n’est pas admissible de voir une entité échappant à tout contrôle démocratique (comme la CIIP) définir les règles de la langue française
PLR romand 

Se référant aux «amoureux de la langue française, auteurs en tête, qui se sont à juste titre émus de ce projet», les sections PLR invitent les conseillères et conseillers d’Etat en charge de l’instruction publique de leur canton à confirmer qu’«ils ne promouvront pas plus une orthographe rectifiée que des éléments de langage relevant d’idéologies politiques, et qu’ils n’envisagent pas de simplifier le savoir».