Le taux minimal du 2e pilier devrait rester à 1% en 2022, syndicats mécontents

La Commission fédérale de la prévoyance professionnelle (Commission LPP) a recommandé ce mardi au Conseil fédéral de laisser, dans la prévoyance professionnelle, le taux d’intérêt minimal pour 2022 à 1%. les syndicats ont fait part de leur mécontentement.
24 août 2021, 11:17
/ Màj. le 24 août 2021 à 11:41
Le taux détermine l’intérêt minimal auquel doivent être rémunérés les avoirs de vieillesse relevant du régime obligatoire de la prévoyance professionnelle (illustration).

Les avoirs du 2e pilier devraient être rémunérés au minimum à 1% l'année prochaine. La commission fédérale de la prévoyance professionnelle recommande au Conseil fédéral de maintenir le taux d'intérêt minimal au niveau actuel. Le gouvernement prendra sa décision cet automne.

La commission LPP s'est prononcée sur plusieurs variantes avant de s'arrêter, à une nette majorité, sur un taux de 1%, a-t-elle indiqué mardi. Les autres propositions s'échelonnaient entre 0,25% et 1,25%. L'évolution des obligations de la Confédération ainsi que celle des actions, des obligations et de l’immobilier ont été déterminantes.

Seulement pour le régime obligatoire

Le taux détermine l’intérêt minimal auquel doivent être rémunérés les avoirs de vieillesse relevant du régime obligatoire de la prévoyance professionnelle. Pour le reste, les instituts de prévoyance sont libres d'accorder une couverture ou non et de fixer une autre rémunération.

Pour sa recommandation, la commission, qui comprend des représentants des assureurs et des travailleurs, a tenu compte du fait qu’il s'agit du taux minimal. Elle peut fixer un taux plus élevé si la situation financière le permet.

Renforcer la confiance dans le 2e pilier

Le niveau du taux d’intérêt minimal doit renforcer la confiance dans le 2e pilier, écrit la commission. Dans la mesure du possible, il devrait s’harmoniser à long terme avec l’évolution des salaires et des prix. 

Le taux d'intérêt minimal de la LPP est fixé à 1% depuis 2017. Pour 2019 et pour 2021, la commission avait proposé de l'abaisser à 0,75%, mais le Conseil fédéral ne l'avait pas suivi.

Syndicats mécontents 

La recommandation ne satisfait pas les syndicats qui estiment que le Conseil fédéral doit changer de cap et relever le taux à au moins 1,25%. Les réserves des caisses de pensions sont pleines et leurs rendements dépassent largement la rémunération des intérêts, indique l'Union syndicale suisse.

Travail.Suisse abonde en ce sens. Les prévisions de reprise économique dans le monde sont favorables. Les caisses de pension ont une marge de manoeuvre suffisante pour une participation plus importante des assurés actifs aux rendements financiers, ajoute l'organisation syndicale.