Ebola: la Suisse n'a pas de solution interne pour rapatrier un patient atteint par le virus

Ni l'armée suisse, ni la Rega n'ont, pour l'heure, les capacités pour rapatrier en Suisse un patient atteint par le virus Ebola.
07 août 2015, 14:30
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Chaque pays développe ses propres solutions de rapatriement, civiles ou militaires. Ici, un avion de Lufthansa a été équipé spécialement.

La Suisse n'a pour l'instant pas les capacités pour rapatrier un éventuel malade d'Ebola, mais elle a plusieurs alternatives. Elle a notamment signé un accord avec une compagnie aérienne privée américaine, a confirmé dimanche à l'ats l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La Rega cherche des solutions de son côté.

"La Suisse a un accord spécifique avec la compagnie Phoenix Air", a indiqué Katrin Holenstein, du service de presse de l'OFSP, précisant ne pas pouvoir en dire plus sur cet accord. "Si des possibilités se développent en Suisse, ce sera dans le privé. L’armée suisse n’a pas d’appareil adéquat", rappelle-t-elle.

Du côté privé justement, la Rega, revenant sur une information parue dans "Le Matin Dimanche", a confirmé ne pas avoir, pour l'instant, les capacités pour un tel rapatriement. "Les médecins de la Rega travaillent depuis un certain temps sur des solutions possibles. C'est un travail exigeant et complexe", selon une porte-parole de l'entreprise.

D'autres pays européens, comme l'Italie ou l'Allemagne, ont déjà développé des avions sanitaires spécialement équipés pour le transport de malades présentant des symptômes du virus. En Suisse, on compte donc aussi sur les pays voisins en cas de besoin.

"Il y a des efforts pour coordonner les évacuations médicales au sein de l’UE. La Suisse y participe, et on peut imaginer que dans ce contexte, une aide de l’Allemagne soit accordée", selon l'OFSP.

Au Département des affaires étrangères (DFAE), on indique à ce sujet que la Suisse "coopère depuis longtemps avec les pays européens et les compagnies privées, dont Phoenix, qui ont des capacités de rapatriement pour les patients atteints d’Ebola."