Coronavirus: l’hôpital du Jura ne paiera qu’à 80% les quarantaines d’employés non vaccinés

Afin d’augmenter une couverture vaccinale qui avoisine les 50%, l’hôpital du Jura met la pression sur son personnel en ayant pris de nouvelles mesures. Et ne s’en cache pas.
29 juil. 2021, 08:19
/ Màj. le 29 juil. 2021 à 08:19
Dès le mois de septembre, les employés mis en quarantaine ne seront payés qu’à 80% pendant leur période d’isolement s'ils ne sont pas vaccinés.

Les employés de l’hôpital du Jura non vaccinés qui devront se mettre en quarantaine après avoir été en contact avec une personne positive au Covid-19 verront leur salaire réduit à 80% pendant cette période, rapportait la RTS mercredi soir dans son «19h30». Jusqu’ici, la paie restait la même, même si le personnel n’était pas passé par la case piqûre.

Pourquoi ce changement, effectif dès le mois de septembre? Pour tenter d’augmenter la couverture vaccinale des soignants, qui avoisine actuellement les 50%. L’établissement assume. Il s’agit aussi de préserver les collaborateurs vaccinés qui seraient amenés à remplacer les non vaccinés qui pourraient être mis en quarantaine, selon Anne Froidevaux, responsable RH de l’hôpital du Jura, interrogée par la RTS. 

Une forme de pression

Même si la mesure est parfaitement légale, elle n’est pas du goût des syndicats. «Ce qu’on regrette énormément, c’est qu’on préfère pointer du doigt les personnes qui ne se vaccinent pas plutôt que d’inciter les personnes à se vacciner», souligne Loic Dobler, secrétaire syndical à Syna, interrogé par Radio fréquence Jura. Ce dernier estime qu’il aurait été plus judicieux de gratifier les personnes vaccinées plutôt que de pénaliser celles qui ne le sont pas.  

L’Association suisse des infirmiers et infirmières (ASI) dénonce de son côté une forme de pression contre-productive. «Nous sommes énergiquement en faveur de la vaccination. Par contre nous insistons toujours sur cet aspect volontaire», réagit Pierre-André Wagner, responsable juridique de l’ASI.

Selon des informations de la RTS, des discussions sont en cours dans d’autres établissements hospitaliers pour prendre des mesures similaires.

par Marie Dorsaz