Bienne: trois ans de prison pour un braqueur français

Le Tribunal Seeland-Jura bernois a condamné mardi à Bienne un braqueur à trois ans de prison. le condamné est un ancien agent de police français.
07 août 2015, 11:23
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le Ministère public avait requis 4 ans de prison pour cette série de brigandages.

Un ancien agent de police français a été condamné mardi à 3 ans de prison pour avoir braqué quatre banques, deux à Bienne, une à Delémont et une à Malleray (BE) en une année. Le Tribunal Seeland-Jura bernois l'a reconnu coupable de brigandage.

C'est à visage découvert et armé d'un pistolet factice ou d'un couteau que cet homme âgé de 49 ans a commis ses brigandages sans user de la violence physique à l'égard des employés présents dans les quatre établissements bancaires. Le montant total du butin s'élevait à quelque 130'000 francs.

Délinquant atypique

"Il s'agit d'un délinquant atypique qui n'a pas le profil d'un braqueur sans scrupules", a estimé le président du tribunal Maurice Paronitti tout en relevant qu'il ne s'agissait pas d'une affaire banale. Lors des braquages, l'accusé n'a pas exhibé son pistolet factice ou son couteau. Mais ce ressortissant français, sans permis de séjour, a tendance à régler ses problèmes par la violence, a ajouté le président.

Le dernier braquage commis en octobre 2012 a eu lieu alors que l'accusé avait été remis en liberté provisoire dans l'attente de son jugement après les trois premiers brigandages. Après avoir fui en France, l'homme a regagné quelques jours plus tard la Suisse et s'est livré à la police. Il a également été reconnu coupable d'infraction à la loi fédérale sur les armes pour n'avoir pas possédé d'autorisation pour porter une arme d'imitation importée de France.

Un marginal

A l'ouverture du procès lundi, le prévenu a peiné à expliquer son comportement. Séparé de sa femme, il a dit avoir agi par désespoir, par colère ou par frustration. Evoquant une dérive lamentable, le président du tribunal a estimé que l'accusé était un "marginal sans grand avenir chez nous sauf s'il devenait un assisté perpétuel".

Le Ministère public avait requis 4 ans de prison pour cette série de brigandages. La défense avait elle demandé une peine de 36 mois de prison, dont la moitié assortie du sursis. Le prévenu n'a jamais contesté les faits. En tenant compte de la prison préventive, cet ancien agent de police pourrait retrouver la liberté conditionnelle dans une année.