Achats d’aliments sur le web: des informations fiables manquent trop souvent

De plus en plus de Suisses choisissent de faire leurs courses dans les supermarchés en ligne, mais il est moins aisé de lire les étiquettes. Les chimistes cantonaux constatent que près de 4 boutiques en lignes sur 5 présentent des informations insuffisantes ou absentes, en particulier en ce qui concerne les allergènes.
20 oct. 2021, 11:28
/ Màj. le 20 oct. 2021 à 11:29
Les aliments non emballés ne mentionnent pas toujours les allergènes.

Les chimistes cantonaux tirent la sonnette d’alarme sur les aliments vendus en ligne. Plus de 300 boutiques virtuelles ont été contrôlées. Dans 78% des cas, les informations sur les allergènes ou les ingrédients étaient lacunaires ou totalement absentes.

La tendance croissante du commerce en ligne qui se dessine depuis plusieurs années s’est finalement transformée en boom en raison de la pandémie. De plus en plus d’achats sont effectués en ligne, aussi pour les aliments, écrit mercredi dans un communiqué l’association des chimistes cantonaux de Suisse.

Contrairement aux achats en magasin, les informations telles que le pays de production ou les ingrédients ne peuvent pas simplement être lues sur l’étiquette. La loi sur les denrées alimentaires exige pourtant que les mêmes informations soient disponibles en ligne.

Allergènes et ingrédients

Les chimistes cantonaux ont donc vérifié si les consommatrices et les consommateurs reçoivent toutes les informations nécessaires: 323 boutiques en ligne de pharmacies, de boulangeries, de vendeurs par correspondance et de détaillants proposant des produits alimentaires ont été contrôlées.

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Dans environ 78% des magasins, les informations étaient insuffisantes ou totalement absentes. De fréquentes lacunes ont été constatées dans l’indication des ingrédients allergènes et dans la liste des ingrédients.

L’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) attire notamment l’attention sur les produits désignés comme «compléments alimentaires», qui contiennent souvent des ingrédients non admis. De tels produits sont parfois même nocifs pour la santé.

Pub déguisée

La prudence est également de mise lors d’achats sur les réseaux sociaux, car ces plateformes permettent de faire la promotion de produits de manière anonyme et dans le cadre de groupes privés. Les témoignages qui y sont publiés sont souvent de la publicité déguisée, écrit encore l’OSAV.