Justin Murisier, avant le début de la saison de Coupe du monde: «A Sölden, il faut oser envoyer»

Après les dames samedi, c’est au tour des hommes de lancer leur saison de Coupe du monde. Prise de température dans le clan valaisan à quelques heures du géant de Sölden avec Justin Murisier, Loïc Meillard et Daniel Yule.
24 oct. 2021, 05:30
/ Màj. le 24 oct. 2021 à 05:30
Justin Murisier se plaît à Sölden: lors des cinq derniers géants en Autriche il a fini 11e, 23e, 7e, 15e et 12e.

Justin Murisier : «Je peux espérer au moins un top 10»

«Ça va bien, les sensations sont bonnes. On a eu droit à d’excellents entraînements à Diavolezza avant de venir ici. La piste était bien préparée à l’eau, ce qui est une bonne préparation pour Sölden. Cette piste de Sölden, son mur, me plaisent. J’y ai de bons souvenirs. C'est une piste difficile, assez raide. Pour briller, il faut oser envoyer. Ce qui me plaît vraiment. J’avais fini 11e ici l’an passé pour ma première course avec mes nouveaux skis Head aux pieds. Je peux espérer au moins un top10 cette année. A l’entraînement, je ne suis pas trop loin de Marco (Odermatt) et de Loïc (Meillard), deux skieurs qui sont une très bonne référence. Si j’arrive à enchaîner deux bonnes manches, pourquoi ne pas me battre pour une place parmi les cinq. Je serais vraiment heureux avec un tel résultat.»

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Loïc Meillard: «Je vais essayer d'attaquer du départ à l'arrivée»

©Keystone

« Je me sens bien, tout s’est bien passé sur ces derniers jours de préparation. Maintenant, il n’y a « plus qu’à », comme on dit. Je vais essayer de skier libéré, d’attaquer du départ à l’arrivée, en sachant que c’est une première course et qu’elle nous permettra de savoir où l’on se situe. Le but, sur cette première, c’est aussi de retrouver ses repères, nos petites habitudes pour se remettre dans le bain. »

Daniel Yule: «Je me réjouis de découvrir cette piste»

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«Sölden est un gros morceau. Je découvrirai son fameux mur ce dimanche. S’il m’effraie ? On verra ça à la reconnaissance. Mais quand Justin me dit que ça penche beaucoup, je me dis que ça doit effectivement être très pentu. Même si la pente ne me fait pas trop peur, je ne suis pas certain de la maîtriser aussi bien en géant qu’en slalom. Ça va être un sacré défi. Mais je suis content de lancer ma saison en octobre déjà. D’habitude, les slalomeurs, on commence bien plus tard. Je me réjouis vraiment de découvrir cette piste et de retrouver l’ambiance de la Coupe du monde. J’ai réussi à marquer des points sur un géant l’an passé déjà. Cela m’a donné envie de continuer sur cette voie, dans cette discipline. J’ai d’ailleurs fait bien plus de journées de préparation en géant qu’en slalom jusqu’à ce jour. Malgré cela, mon focus reste sur le slalom. Mais je prends beaucoup de plaisir à évoluer en géant. 

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par Gregory Cassaz