Jean-François Collet cède la présidence du Lausanne-Sport à Alain Joseph

Rocade à la direction du Lausanne-Sport. Le président Jean-François Collet laisse son siège à Alain Joseph. Jusqu'alors vice-président, ce dernier rachète le club au travers de son entreprise.
07 août 2015, 11:24
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Jean-Francois Collet (à gauche) cède la présidence du FC Lausanne-Sport à Alain Joseph, qui était jusqu'alors vice-président.

Les rôles s'inversent à la tête du Lausanne-Sport. Alors que le club vaudois vient de sauver sa peau en Super League, président et vice-président inversent les rôles. Alain Joseph prend la place de Jean-François Collet au sommet de l'organigramme du LS.

Cette passation de pouvoir s'effectue dans la serennité mais non sans émotion, selon les deux intéressés. "C'est un certain soulagement, respire Jean-François Collet, qui réside à Bremblens. Ce changement devrait bien se passer dans la mesure où nous avons toujours pris les décisions à deux." Le directeur de Grand Chelem Management, société basée à Morges, prend la place de vice-président. "Ma société ne travaille pas forcément dans un business stable, poursuit-il. J'ai donc préféré échanger les rôles."

Les parts ont été vendues à la société d'Alain Joseph, active dans le domaine de l'étanchéité et qui emploie plusieurs centaines de personnes. "Nous sommes rapidement tombés d'accord sur le prix de la transaction, mais je ne lui offre pas le club", assure Jean-François Collet. Ce dernier avait repris près de 95% des actions du club en 2007 pour environ 1,4 million de francs.

"Je n'aurais jamais accepté si Jean-François n'avait pas accepté de m'épauler, assure de son côté Alain Joseph. Nous avons un objectif commun qui est de continuer à faire grandir le club avec en vue, le nouveau stade. Sa construction se précise et on l'aura certainement en 2019."

Le LS aurait pu devenir le club ferme d'un grand d'Europe

Cette rocade au sein de la direction du LS fait suite à des discussions au début de cette année. De riches investisseurs étrangers s'étaient proposés de reprendre le club, tout en conservant sa structure actuelle, afin d'en faire l'équipe ferme d'un grand calibre européen, dont le nom reste secret. "Les discussions étaient avancées, avoue Jean-François Collet. Cependant, on a estimé que le projet n'était pas idéal pour la perennité du club."

Les dirigeants vaudois ont certainement été refroidis par les nombreuses déconvenues enregistrées par les clubs romands qui ont fait confiance à des mécènes ces dernières années. Le désormais ex-président n'hésite d'ailleurs pas à citer Yverdon, Servette, Neuchâtel Xamax et même le Stade Nyonnais, qui peine à boucler ses comptes depuis le départ de son président Giuseppe Luongo.

La décision de ne pas vendre le LS qui avait été prise une nouvelle fois par les deux compères qui dirigent le club. "Alors que je ne le connaissais pas en 2007, il est devenu l'un de mes meilleurs amis, poursuit Jean-François Collet. On fait tout à 50% chacun ou presque."