Santé: un cas de cancer sur 25 est lié à l’alcool

Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a publié une étude qui montre le lien entre la consommation d’alcool, même modérée, et les cas de cancer.
14 juil. 2021, 21:08
/ Màj. le 14 juil. 2021 à 21:09
L’étude comporte toutefois des limites. Elle ne prend pas en compte les interruptions de soins dues à la pandémie de Covid, qui ont pu conduire à sous-diagnostiquer certains cancers l’an dernier.

Environ 4% des cas de cancer détectés l’an dernier dans le monde (soit 740’000) sont liés à la consommation d’alcool, y compris modérée. Des estimations qui proviennent du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) et qui ont été publiées mercredi.

La plupart (86%) de ces cancers attribuables à l’alcool sont associés à une consommation «à risque et excessive» (plus de deux boissons alcoolisées par jour), selon l’étude.

Mais une consommation «légère à modérée» (jusqu’à deux verres d’alcool par jour) représente tout de même «un cas sur sept attribuables à l’alcool, c’est-à-dire plus de 100’000 nouveaux cas de cancer dans le monde» en 2020, estime dans un communiqué le Circ, qui dépend de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

[Il faut] mettre en oeuvre des politiques et des interventions efficaces pour sensibiliser le public au lien entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, et pour réduire la consommation globale d’alcool.
Dr Isabelle Soerjomataram, l’une des responsables du Circ

Cela montre «la nécessité de mettre en oeuvre des politiques et des interventions efficaces pour sensibiliser le public au lien entre la consommation d’alcool et le risque de cancer, et pour réduire la consommation globale d’alcool», commente l’une des responsables du Circ, la Dr Isabelle Soerjomataram.

«En 2020, les types de cancer avec le plus grand nombre de nouveaux cas associés à la consommation d’alcool étaient le cancer de l’oesophage (190’000 cas), le cancer du foie (155’000 cas) et le cancer du sein chez les femmes (98’000 cas)», selon le Circ.

L’étude comporte toutefois des limites, souligne The Lancet Oncology dans un communiqué. Elle ne prend pas en compte les interruptions de soins dues à la pandémie de Covid, qui ont pu conduire à sous-diagnostiquer certains cancers l’an dernier.