Ice and Salt Challenge: mises en garde contre le nouveau défi dangereux des ados

Les autorités lancent des messages d’alerte contre un nouveau défi «stupide et dangereux» qui circule sur les réseaux sociaux. Les ados courent le risque d'être mutilés à vie. La prévention est de mise.
01 févr. 2017, 10:47
/ Màj. le 01 févr. 2017 à 11:52
Cet ado a terminé aux urgences avec un trou dans l'épiderme de sa main.

Un nouveau défi appelé "Ice and Salt Challenge", venu tout droit des Etats-Unis, puis de Grande-Bretagne, envahit les réseaux sociaux. Un jeu «stupide et dangereux» que dénoncent médecins et autorités, du moins en France, même si le phénomène n'y est pas encore très développé. Il s'agit avant tout de faire de la prévention, car les conséquences physiques et même psychologiques peuvent être terribles pour les ados.

Voici par exemple le message retweeté par Patrick Hertgen, médecin-chef du SDIS du Nord, vice-président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, chargé du secours aux personnes et du service de santé:

 

 

La gendarmerie nationale prévient également:

 

 

Pour les ados, il s’agit d’appliquer du sel sur une partie du corps, généralement le bras, puis d’y appliquer un glaçon. Le challenge, s’est de tenir le plus longtemps possible puis de poster les marques de gelures sur la Toile. Sauf que la réaction entre le sel et la glace provoque un abaissement de la température à -20°C. Ce qui occasionne des brûlures au deuxième degré. Et comme la glace offre un effet anesthésiant, les jeunes ne ressentent pas immédiatement la douleur. Lorsqu’ils ont mal, il est trop tard. L’épiderme est brûlé par les engelures, parfois même troué.

Les conséquences sont terribles. Au royaume-Uni, une mère a ranconté au Hull Daily Mail que son fils s'est retrouvé au service des grands brûlés et qu'une greffe avait même été préconisée.

 

 

 

Une photo publiée par @needy.when.im.needy le

 

 

Des associations se mobilisent également pour mettre en garde et dissuader les ados de céder à ce jeu dangereux.

par Nicole Cajeux