Valérie Trierweiler dénonce à Genève les viols en République Démocratique du Congo

La compagne du président français François Hollande Valérie Trierweiler a dénoncé jeudi à Genève les viols de femmes en République démocratique du Congo (RDC).
07 août 2015, 11:24
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, et Valérie Trierweiler International Federation for Human
La compagne du président français François Hollande Valérie Trierweiler a dénoncé jeudi à Genève les viols de femmes en République démocratique du Congo (RDC).
 
"Il faut sortir le drame du Kivu du silence", a affirmé Valérie Trierweiler, ambassadrice de la Fondation France Libertés, jeudi à Genève. "C'est un drame dont on ne parle pas, il y a des milliers de femmes violées".
 
"C'est la destruction de tout un peuple, cela a un nom, un génocide", a déclaré à la presse la compagne du président français. "Si j'aide à briser ce silence, l'objectif sera atteint", a-t-elle dit.
 
Mme Trierweiler a demandé que le Conseil des droits de l'homme nomme un expert indépendant pour documenter la situation dans le Kivu, où elle s'était rendue en octobre avec François Hollande à l'occasion du sommet de la Francophonie. La France apportera son soutien actif à une résolution qui sera discutée à la session de septembre.
 
Arme de guerre
 
"L'utilisation du viol comme arme de guerre est intolérable. On met un couvercle sur quelque chose d'explosif, mais c'est en en parlant que cela avancera", a déclaré la première dame de France, en souhaitant un effort diplomatique concerté.
 
A ses côtés, Justine Masika Bihamba, coordinatrice de l’association Synergie des femmes pour les victimes des violences sexuelles (SFVS), a témoigné des menaces qu'elle reçoit des belligérants.
 
Le secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a placé le gouvernement congolais devant ses responsabilités et affirmé qu'il ne doit pas s'opposer à la création d'un mécanisme qui permettrait de garantir le suivi des recommandations de l'ONU dans la lutte contre l'impunité.