Syrie: combats entre les forces du régime et une coalition arabo-kurde soutenue par Washington

Des combats inédits ont éclaté dans l'est de la Syrie entre les forces du régime et une force soutenue par Washington. Six membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont été tués.
29 avr. 2018, 20:13
/ Màj. le 29 avr. 2018 à 20:13
Neuf combattants prorégimes, et six des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont été tués dans ces affrontements dans la province de Deir Ezzor.

Des combats meurtriers ont éclaté dimanche dans l'est de la Syrie entre une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et les forces de Bachar al-Assad. Une telle confrontation est rare, malgré quelques incidents sanglants ces derniers mois.

Neuf combattants prorégimes, et six des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition dominée par les Kurdes alliée des Etats-Unis, ont été tués dans ces affrontements dans la province de Deir Ezzor, frontalière de l'Irak, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les forces du régime ont conquis à la mi-journée quatre villages, selon l'agence officielle Sana. Mais, quelques heures plus tard, les FDS reprenaient le contrôle de trois d'entre eux, a rapporté l'Observatoire.

Riche en pétrole, la province de Deir Ezzor était autrefois tenue par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), mais il a été chassé de la plupart des zones qu'il contrôlait, après les offensives distinctes et concomitantes menées l'été dernier par les FDS et le pouvoir syrien.

 

 

Le régime veut protéger la ville

L'armée syrienne soutenue par la Russie et les FDS appuyées par les Etats-Unis s'étaient fait la course pour contrôler les territoires de cette province. Aujourd'hui, le régime tient la ville de Deir Ezzor, chef-lieu de la province, mais aussi toute la rive ouest de l'Euphrate, tandis que les FDS sont stationnées sur la rive orientale du fleuve.

"L'objectif du régime est de protéger la ville, en repoussant les combattants des FDS qui se trouvent sur la rive est en face de la cité", a dit le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Par le passé, plusieurs incidents meurtriers ont opposé les belligérants, même si une ligne dite de "déconfliction" avait été érigée pour éviter tout dérapage.