Présidentielle française: enquête ouverte après des violences au meeting d’Eric Zemmour

La justice française enquêtera sur des violences subies par des militants contre le racisme et sur l’empoignade d’Eric Zemmour par un homme. Plus de 10’000 partisans du polémiste s’étaient réunis dimanche en banlieue parisienne lors du premier meeting du candidat d’extrême droite.
06 déc. 2021, 14:52
/ Màj. le 06 déc. 2021 à 14:52
Le meeting a eu lieu au Parc des expositions de Villepinte.

La justice française a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête sur les violences qui ont éclaté lors du premier meeting de campagne pour l’élection présidentielle du polémiste d’extrême droite Éric Zemmour.

L’ancien polémiste et éditorialiste de la télévision de 63 ans s’est lancé mardi dans la course à la présidentielle. Il a tenu dimanche son premier meeting de campagne, au Parc des expositions de Villepinte, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris.



Une enquête a été ouverte sur «les faits de violences commis à l’intérieur du meeting» et confiée à la police du département de Seine-Saint-Denis, où se trouve Villepinte, a indiqué le parquet. Les investigations portent notamment sur des violences envers des militants de l’association SOS Racisme et sur l’empoignade de M. Zemmour par un individu, avant son entrée en scène.

L’homme a été aussitôt exfiltré puis interpellé par la police. L’entourage du candidat a indiqué dans la soirée qu’il souffrait d’une blessure au poignet et s’était vu prescrire neuf jours d’interruption temporaire de travail (ITT).

Coups et jets de chaises

Des violences ont également éclaté au début du discours d’Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale, lorsqu’une dizaine de militants de SOS Racisme présents dans le public ont dévoilé des tee-shirts formant le slogan «non au racisme».



Ils ont reçu des coups et ont été visés par des jets de chaises, selon la vidéo diffusée par l’association antiraciste. Cinq personnes ont été blessées, dont deux ont été prises en charge par les pompiers, selon la même source.