Pakistan: la prix Nobel Malala dit qu'elle rentrera au Pakistan après ses études

La jeune prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai, a déclaré vouloir retourner vivre au Pakistan à la fin de ses études. Elle avait dû quitter le pays d'urgence cinq ans plus tôt après avoir reçu une balle dans la tête dans un attentant la ciblant. Actuellement, Malala étudie au Royaume-Uni.
30 mars 2018, 20:32
/ Màj. le 30 mars 2018 à 20:33
Malala avait commencé son combat contre les extrémistes en 2007, décrivant sur un blog le climat de peur régnant dans sa vallée.

La prix Nobel de la paix Malala Yousafzai a annoncé vendredi qu'elle voudrait rentrer dans son pays une fois ses études achevées au Royaume-Uni. Elle est en visite au Pakistan plus de cinq après en être partie dans des conditions dramatiques.

"Mon plan est de rentrer au Pakistan une fois mes études terminées, car c'est mon pays et j'ai autant de droit sur lui que n'importe quel autre Pakistanais", a-t-elle déclaré lors d'un entretien avec la télévision privée Geo. En 2012, Malala avait été évacuée d'urgence vers la Grande-Bretagne après avoir reçu une balle dans la tête au cours d'un attentat l'ayant ciblée à son retour de l'école.

Jeudi, Malala avait retrouvé dans les larmes son pays natal. "Je n'arrive toujours pas à croire que je suis ici", a-t-elle déclaré, bouleversée. "Ces cinq dernières années, j'ai toujours rêvé de pouvoir revenir dans mon pays", s'est-elle aussi exclamée.

"Il y a assurément une différence" entre le Pakistan d'aujourd'hui et celui qu'elle a alors quitté, selon elle. "Les choses s'améliorent, les gens s'unissent et une campagne pour un meilleur Pakistan est en cours. Les gens sont actifs, ce qui est très bien", a-t-elle commenté.

 

 

La championne des droits des femmes, célébrée en Occident, est un personnage plus controversé dans son pays. Certains la considèrent comme un "agent de l'étranger" manipulé ou payé pour nuire au Pakistan. Outre les cercles islamistes radicaux opposés à l'émancipation des femmes, Malala est également critiquée par une partie de la classe moyenne pakistanaise qui lui reproche de ternir l'image du pays.