Liban: l’incendie au port de Beyrouth est éteint, l’aide humanitaire affectée

L’énorme incendie qui s’est déclaré jeudi après-midi dans un entrepôt du port de Beyrouth est enfin éteint. Des milliers de colis alimentaires et un demi-million de litres d’huile de la Croix-Rouge y étaient stockés.
11 sept. 2020, 12:26
/ Màj. le 11 sept. 2020 à 12:26
L'incendie a ravivé la colère des Libanais.

Les pompiers libanais ont éteint vendredi les dernières flammes de l’énorme incendie la veille au port de Beyrouth. Le sinistre a détruit de l’aide humanitaire cruciale et ravivé le traumatisme d’une population sous le choc après l’explosion dévastatrice début août.

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Au milieu des entrepôts soufflés par la gigantesque déflagration du 4 août mais encore remplis de cargaisons, des pompiers parfois juchés sur une plateforme élévatrice projetaient de l’eau en contrebas pour empêcher une reprise du feu, selon un correspondant de l’AFP.

 

 

L’incendie a pris jeudi dans un entrepôt utilisé notamment par la Croix-Rouge internationale pour stocker des milliers de colis alimentaires et un demi-million de litres d’huile. Dans la nourriture se trouvaient notamment des pâtes, du sucre, du thé, des lentilles et des pois chiches, selon un communiqué de l’organisation.

Aide affectée

En conséquence, «l’explosion et l’incendie auront indéniablement un impact sur l’aide humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), que ce soit au Liban ou en Syrie» voisine, a averti la Croix-Rouge.

 

 

La défense civile libanaise a assuré dans un communiqué vendredi que le feu avait été éteint, précisant que les opérations «de refroidissement se poursuivent sur le site pour empêcher l’incendie de repartir».

«Réparations»

Les habitants avaient découvert effarés jeudi une fumée noire, provoquée par l’incendie de cet entrepôt où étaient stockés les aides, mais aussi des bidons d’huile et des pneus.

Des «réparations» étaient menées sur le site avec une scie électrique, et des «étincelles» ont entraîné le feu, selon des «informations préliminaires» du gouvernement. «La République toxique», titrait vendredi le quotidien francophone L’Orient-Le Jour.

 

 

L’incident est venu rappeler la funeste journée du 4 août, quand une énorme quantité de nitrate d’ammonium stockée au port a explosé. Ce drame, la tragédie de trop pour une population déjà mise à genoux par une grave crise économique, a fait plus de 190 morts et 6500 blessés, ravageant des quartiers entiers.