Kenya: MSF contraint d'évacuer son personnel de Dadaab

Des violences dans le nord-est du Kenya forcent Médecins Sans Frontières à évacuer son personnel des camps de réfugiés somaliens de Dadaab.
07 août 2015, 15:27
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa03792079 (FILE) A file photograph dated 01 August 2011 shows a Somali refugee boy crying as he receives a vaccination shot by Medecins Sans Frontieres (MSF) staff outside the Ifo camp, one of three camps that make up sprawling Dadaab refugee camp in Dadaab, northeastern Kenya. MSF announced on 18 July 2013 that two Spanish aid workers of MSF, Montserrat Serra and Blanca Thiebaut,  who were abducted from the Dadaab refugee camp in Kenya on 13 October 2011, have been freed in Somalia.  EPA/DAI KUROKAWA

Médecins Sans Frontières (MSF) a été contraint d'évacuer 42 membres de son personnel des camps de réfugiés somaliens de Dadaab, dans le nord-est du Kenya, en raison des violences. Le personnel a été rapatrié à Nairobi, a indiqué jeudi l'organisation.

Cette mesure préventive a pour conséquence de limiter l'assistance de MSF aux réfugiés de Dadaab. Deux des quatre postes de santé de MSF ont été fermés, les soins prénataux ont été suspendus au sein de l’hôpital et d’autres services médicaux vont être affectés par la réduction drastique du nombre d'employés.

“Les réfugiés et le personnel médical paient le prix de la détérioration de l’environnement sécuritaire", a expliqué Charles Gaudry, chef de mission de MSF au Kenya. Afin de pouvoir reprendre ses activités le plus vite possible, MSF appelle les groupes armés à respecter le personnel et les structures médicales.

Le camp de réfugiés de Dadaab, le plus grand au monde, accueille actuellement 350'000 personnes. Depuis plus de vingt ans, des générations de Somaliens y ont trouvé refuge, alors qu’ils fuyaient leur pays en proie aux conflits.

Assistance de plus en plus réduite

L’assistance humanitaire dans les camps s’est réduite au fil du temps à mesure que l’insécurité augmentait et que les financements des autres organisations d’aide venaient à s’assécher. Malgré cela, Dadaab reste plus sûr que la Somalie, a souligné l'ONG.

MSF travaille à Dadaab depuis vingt ans et est la seule organisation à fournir des soins de santé aux populations dans le camp de Dagahaley, où elle gère un hôpital de 100 lits et désormais plus que deux postes de santé. Ces structures sont dirigées et gérées par du personnel kényan.