France: l'ex-ministre Eric Woerth relaxé dans l'affaire Bettencourt

Dans le cadre de l'affaire Bettencourt, la justice française a relaxé l'ex-ministre du travail de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth.
07 août 2015, 15:27
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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L'ancien ministre français du Travail Eric Woerth a été relaxé jeudi dans les deux volets de l'affaire Bettencourt. L'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, a lui aussi été relaxé dans le volet pour "trafic d'influence".

Le procureur avait requis la relaxe pour les deux hommes dans le volet "trafic d'influence", "faute d'éléments à charge suffisants". M. Woerth était soupçonné d'avoir remis la légion d'honneur à M. de Maistre en échange d'un emploi pour son épouse auprès des Bettencourt, ce que les deux hommes ont formellement nié.

L'autre volet de l'affaire portait sur un abus de faiblesse présumé dont aurait été victime l'héritière de L'Oréal de 2006 à 2010. Eric Woerth était accusé d'avoir obtenu de l'argent de la milliardaire pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Prison ferme pour Banier et Patrice de Maistre
 
Dans l'affaire Bettencourt, le Tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné jeudi le photographe François-Marie Banier et Patrice de Maistre, gestionnaire de la richissime héritière de L'Oréal, à des peines de prison ferme pour "abus de faiblesse" et "blanchiment".

M. Banier, ancien "confident" de Liliane Bettencourt, est condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, 350'000 euros d'amende et 158 millions d'euros de dommages-intérêts. Patrice de Maistre écope, lui, de trente mois de prison, dont douze avec sursis, et 250'000 euros d'amende.

Les peines prononcées sont inférieures aux réquisitions prononcées en début d'année lors du procès dans le principal volet de "l'affaire Bettencourt". Alors que la relaxe avait été requise pour l'avocat Pascal Wilhelm, lui aussi poursuivi pour "abus de faiblesse", le tribunal l'a condamné à la même peine que Patrice de Maistre.

Patrice de Maistre a en revanche été relaxé dans l'autre volet de l'affaire, concernant un "trafic d'influence"