Fifagate: l'Afrique du Sud a payé 10 millions pour sa Coupe du monde

L'Afrique du Sud a bien payé 10 millions de dollars en 2008 à la FIFA, a reconnu le président de la Fédération sud-africaine. Il a cependant assuré qu'il ne s'agissait pas d'achat de voix pour l'obtention de la Coupe du monde 2010.
07 août 2015, 15:28
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'Afrique du Sud a versé 10 millions de dollars à la FIFA.

Deux procédures judiciaires distinctes ont été diligentées par les justices américaine et suisse pour corruption présumée à grande échelle au sein de la FIFA, avec l'arrestation de plusieurs élus, des inculpations en rafales et la perquisition du siège de la Fédération.

L'acte d'accusation de la justice américaine publié mercredi accuse le gouvernement sud-africain et le comité de candidature du Mondial 2010 d'avoir versé 10 millions de dollars au Trinidadien Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine (Concacaf), en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud.

Les 10 millions de dollars, destinés à un fonds de développement de la Concacaf, ont, selon le journal Sunday Independent, été déduits des 100 millions de dollars versés à l'Afrique du Sud par la FIFA pour l'organisation du Mondial 2010. L'argent a été viré via la FIFA, selon l'acte d'accusation, qui implique un autre responsable sud-africain, le "complice no 16", dont le nom n'a pas été révélé.

Interrogé par le Sunday Independent, le président de la Safa, Danny Jordaan, président du comité d'organisation du Mondial 2010, a reconnu que la somme avait bien été versée en 2008, quatre ans après que son pays eut été choisi. "Comment aurions-nous pu payer un pot-de-vin pour des voix quatre ans après avoir été choisis?", a interrogé M. Jordaan, qui vient d'être élu maire (ANC) de Nelson Mandela Bay (l'agglomération de Port Elizabeth).

"Je n'ai jamais payé de pot-de-vin ou accepté de pot-de-vin de qui que ce soit de toute ma vie", a-t-il déclaré. "Nous ne savons pas qui est mentionné ici", a-t-il ajouté, faisant allusion au "complice no 16". "Et je ne veux pas croire que je suis mentionné."