Climat: l’année 2021 va dans la mauvaise direction selon l’ONU

Après une amélioration l’année dernière, les émissions provoquées par les énergies non renouvelables se sont relancées en 2021.
16 sept. 2021, 09:08
/ Màj. le 16 sept. 2021 à 09:08
Toutes les données montrent une accélération des différents problèmes malgré la pandémie. (illustration)

L’année 2021 va dans la mauvaise direction face au changement climatique. Toutes les données montrent une accélération des différents problèmes malgré la pandémie, selon un rapport de plusieurs agences onusiennes publié jeudi à Genève.

A moins d’une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à 1,5 °C".
Antonio Guterres

«Nous n’allons pas dans la bonne direction» cette année, affirme le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas. Après une amélioration l’année dernière, les émissions provoquées par les énergies non renouvelables se sont relancées, les concentrations de gaz à effet de serre ont continué à augmenter et des situations météorologiques extrêmes ont affecté la santé et l’économie, renchérit le secrétaire général de l’ONU.

Un appel aux pays

«A moins d’une réduction immédiate, rapide et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre, il sera impossible de limiter le réchauffement à 1,5 °C», insiste Antonio Guterres. A moins de deux mois de la COP26 à Glasgow, il appelle tous les pays à s’engager vers la neutralité carbone d’ici 2050 et à réduire de 45% leurs émissions d’ici 2030. Actuellement, seules 63% des émissions sont couvertes par les engagements pris par les gouvernements sur la neutralité carbone.

Selon l’OMM, les concentrations des CO2, méthane et oxyde nitreux ont continué à augmenter sur les six premiers mois de l’année. Après un recul lié aux effets de la pandémie l’année dernière, les émissions de janvier à juillet atteignent leur niveau d’il y a deux ans, en excluant les transports maritimes et aériens, affirme une ONG dans des estimations. Pour limiter le réchauffement à 2°C, les émissions mondiales doivent être inférieures de 15 milliards de tonnes équivalents CO2 (GtéqCO2) aux contributions nationales actuelles. Pour 1,5°C, ce chiffre devrait plus que doubler.