Avortement légalisé en Argentine, foule en liesse à Buenos Aires

Après des heures de débat, le résultat est tombé et des milliers de partisans du «oui» ont manifesté leur joie devant le Sénat: le Congrès argentin a adopté ce mercredi la loi légalisant l’avortement.
30 déc. 2020, 15:38
/ Màj. le 30 déc. 2020 à 18:28
Des milliers de partisans du "oui" ont manifesté leur joie devant le Sénat à l'issue du vote.

Le Congrès argentin a adopté mercredi la loi légalisant l’avortement. Cela après un vote des sénateurs en faveur du texte, après plus de douze heures de débat, a annoncé la présidente du Sénat Cristina Fernandez de Kirchner.

Déjà approuvé par les députés le 11 décembre, le texte, qui autorise l’interruption volontaire de grossesse jusqu’à 14 semaines de grossesse, a été adopté avec 38 voix pour, 29 contre et une abstention. Des milliers de partisans du «oui» ont manifesté leur joie devant le Sénat à l’issue du vote.

 

 

Le pape François, qui est argentin, avait exprimé son opposition à la loi. «Tout rejeté est un enfant de Dieu», avait-il commenté mardi sur Twitter.

Jusqu’à présent, les avortements en Argentine n’étaient autorisés que dans des cas bien spécifiques, par exemple en cas de viol ou si la vie de la mère était en danger.

 

 

Nombreux avortements clandestins

Cette prohibition générait entre 370’000 et 520’000 avortements clandestins chaque année dans le pays, avec souvent des complications et des décès.

L’ancienne législation, qui datait de 1921, plaçait l’avortement dans le giron du droit pénal, punissant autant les médecins le pratiquant que la femme enceinte.

En 2018, une première libéralisation de loi sur l’avortement avait été tentée mais elle avait finalement été repoussée par le Parlement.