D'importants travaux de réfection seront réalisés sur l'A9 entre Vétroz et Uvrier. Trois ans seront nécessaires pour relifter un tronçon de 11,37 kilomètres. Coût l’opération: 156 millions de francs.
«Il est urgent de réaliser ces travaux», a insisté Frédéric Varone, responsable de projet pour l’Office Fédéral des Routes (OFROU), lors d’une conférence de presse organisée ce matin au centre autoroutier de Sierre. «Pour l’instant les dégâts ne sont que superficiels, mais en cas de report, il est certain que les coûts exploseraient», a-t-il ajouté en s’appuyant sur un graphique à la courbe impressionnante. Sous réserve de l'approbation du crédit nécessaire, ce dont David Vetter, chef de filiale de l’OFROU pour les cantons de Berne et du Valais ne doute pas, les travaux débuteront au printemps prochain.
Remise aux normes
Inauguré en décembre 1988, ce tronçon d'autoroute a été mis à rude épreuve en raison du climat et de la charge importante du trafic, environ 33 000 véhicules par jour en moyenne. Certaines infrastructures ne répondent tout simplement plus aux normes actuelles de sécurité et d'environnement.
Dès le mois de mars, les machines se mettront donc au travail. Les premières interventions concerneront la bretelle Sion-ouest, appelée la traversière. Deux giratoires y seront notamment construits.
En 2014 et 2015, le chantier s'installera sur l'A9.Concrètement, le revêtement sera remplacé, les glissières revues et corrigées, les ponts renforcés et un nouveau système d’évacuation des eaux mis en place. La végétation de la berne centrale sera supprimée et remplacée par une barrière. «Cela fait partie des nouveaux standards», a expliqué Frédéric Varone, «nous réduisons les risques liés à l’entretien. La bande d’arrêt d’urgence sera ainsi élargie de 50 centimètres.»
Vitesse limitée
Les travaux sont planifiés de façon à réduire les contraintes pour les automobilistes. Pendant toute la durée des travaux, les deux voies seront maintenues dans les deux sens. La vitesse y sera limitée à 80 km/h. Seuls les tunnels ne permettent pas ce mode de faire. «A ces endroits, nous risquons des ralentissements aux heures de pointe», reconnaît Frédéric Varone. «Mais ils ne devraient pas dépasser les 10 minutes.»
Une fois ce chantier terminé, l’OFROU pourrait aussitôt s’attaquer à la portion d’autoroute de Martigny et environs. Le projet est en cours de finalisation.
Par Aline CARRUPT

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