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14.04.2012, 00:01 - Valais
Actualisé le 29.01.13, 15:27

L'après-Claude Roch se prépare

Après l'annonce officielle de Claude Roch, Georges Tavernier a pu présenter la stratégie du PLR pour sa succession. BITTEL

Le chef du Département de l'éducation a annoncé officiellement qu'il ne se représentera plus. Le PLR affûte ses armes.

Hier, le conseiller d'Etat Claude Roch a annoncé devant la presse qu'il irait au terme de son mandat actuel et qu'il ne se représenterait pas en mars 2013.

Si cette annonce était pour le moins attendue, elle ouvre officiellement la course à la succession dans les rangs du PLR.

"Par correction, nous attendions cette annonce. A partir de maintenant, les candidats intéressés peuvent s'annoncer auprès de moi" , a déclaré hier le président du PLR Georges Tavernier.

 

Un ou plusieurs candidats

 

Avant de parler du nom du futur candidat libéral-radical, le parti devra déterminer sa stratégie.

"Jusqu'ici, le PLR a toujours présenté un candidat unique. Mais le contexte politique a changé. Cet élément mérite réflexion", explique Georges Tavernier. "Jusqu'ici, le candidat choisi par le PLR avait de très grandes chances, sauf immense surprise, d'être élu. Cette fois, Oskar Freysinger attaque clairement le siège libéral-radical. C'est peut-être la première fois dans notre histoire que l'issue du scrutin n'est pas certaine."

Pour déterminer la stratégie à suivre face à cette nouvelle donne, c'est d'abord le comité directeur du PLR qui va prendre position ces prochains jours. Ensuite, la méthode sera entérinée par l'assemblée générale ordinaire du parti qui se tiendra le 10 mai prochain à Sierre.

 

Pas d'alliance avec l'UDC

 

Parmi les stratégies possibles, peut-on imaginer que le PLR valaisan fasse comme son frère vaudois et s'allie à l'UDC? "Le PLR valaisan ne fera jamais alliance avec l'UDC. L'UDC vaudoise n'a pas le même état d'esprit que l'UDC valaisanne. Même si les deux partis portent le même nom, ils ne sont pas comparables. De plus, Oskar Freysinger nous attaque frontalement. Il est donc inimaginable d'avoir une collaboration électorale avec l'UDC."

 

L'UDC n'est pas légitimée

 

Pour Georges Tavernier, cela ne fait aucun pli que les ambitions de son parti sont plus légitimes que celle de son rival de la droite dure. "Il serait tout de même paradoxal que le plus grand groupe du Grand Conseil, le parti qui préside toutes les villes du Valais romand mis à part Monthey, le parti qui est clairement le deuxième du canton ne soit pas représenté au Conseil d'Etat. L'UDC est le parti le moins légitimé à être représenté à l'Exécutif cantonal parce qu'il a le plus petit groupe au Parlement et qu'il n'est que peu, pour ne pas dire pas, représenté dans les villes."

Il ajoute un argument provenant d'un autre registre: "Je ne vois pas en quoi Oskar Freysinger et les représentants de l'UDC ont fait preuve d'une attitude gouvernementale. Ils n'ont pas l'esprit constructif et consensuel."

 

Collaboration avec le PDC?

 

Toujours selon Georges Tavernier, une collaboration entre le PLR et le PDC "est plus imaginable" . "Les différences entre le PDC et le PLR existent, mais les deux partis sont relativement proches."

 

Le choix des candidats

 

Après avoir mis au point sa stratégie, le PLR va devoir choisir son, sa ou ses candidats.

"Jusqu'à la fin août, les personnes intéressées peuvent faire acte de candidature par écrit chez le président. Après cette échéance, les candidatures ne seront pas prise en compte comme candidature officielle. Par contre, il est possible à un membre de faire acte de candidature lors de l'assemblée générale du 6 septembre à Riddes. C'est cette assemblée qui est souveraine pour choisir son ou ses candidats."

 

Pas de primaire

 

"Il n'y aura pas de primaire dans les districts. Un district peut donc présenter deux ou trois candidats à l'assemblée du 6 septembre" , annonce encore le président Tavernier. Les jeux semblent donc largement ouverts, même si les médias présentent Christian Varone comme le grandissime favori.

 

LES DOUZE TRAVAUX RESTANTS DE CLAUDE ROCH

 

"Je travaillerai jusqu'au dernier jour de mon mandat" , a assuré Claude Roch hier. "Pour l'heure, je ne ferai pas de bilan parce qu'il y a encore beaucoup de travail jusqu'à la fin de la législature." Le ministre de l'Education a listé ce qui lui reste à faire avant de prendre congé du Gouvernement.

- La loi sur l'école primaire sera mise en consultation la semaine prochaine, une consultation qui durera deux mois. Le texte sera ensuite traité au Grand Conseil à la fin de l'année.

- La loi sur le sport sera soumise au Grand Conseil lors de la session de mai prochain. La mise en place d'un calendrier des grands événements sportifs, prévu par cette loi, est également au programme.

- La mise en application d'Harmos nécessite encore la rédaction de plusieurs ordonnances. Elles auront trait aux relations avec les communes, aux directeurs d'école, aux plans d'études. Des questions comme celle de l'horaire continu seront également réglées à travers des ordonnances, soit des textes législatifs rédigés par le Gouvernement.

- Autres gros dossiers, ceux de l'arrivée en Valais de l'EPFL et de ses onze chaires, ainsi que celui, lié, de la création d'un campus. D'ici à juin, un avant-projet de contrat liant le Valais et l'EPFL serait préparé. Le contrat définitif sera peaufiné d'ici à la fin de l'année. Des discussions sont également en cours pour déterminer la localisation des différentes chaires.

- La gestion des HES doit encore être réglée au niveau fédéral. JYG

Par JEAN-YVES GABBUD



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