Inscription | Abonnement
08.08.2012, 18:05 - Valais
Actualisé le 08.08.12, 18:16

Trop d’eau claire dans les stations d’épuration valaisannes

La station d'épuration des eaux de Sion à Châteauneuf.
Crédit: FRANCOIS MAMIN

Le dernier bilan d’épuration des eaux usées, publié mercredi par le Service de protection de l’environnement, révèle que 52% des eaux qui arrivent dans nos steps ne sont pas polluées.

Le principal problème des stations d’épuration valaisannes (step)? Des eaux claires… trop claires.
Le dernier bilan d’épuration des eaux usées, publié mercredi par le Service de protection de l’environnement, révèle que 52% des eaux qui arrivent dans nos steps ne sont pas polluées.

Des eaux parasites

Evidemment, ce n’est pas le manque de pollution qui est en cause, mais bien le fait que des eaux de pluie, notamment, se retrouvent dans des stations censées les épurer. Cette situation augmente les frais de traitement des eaux et diminue la performance des steps.

Malgré tout, la situation de l’épuration des eaux en Valais est bonne. Après la mise en service l’an passé de la step d’Evolène, quasiment toute la population est désormais raccordée (98,2%). Les stations d’épuration permettent de réduire la charge des eaux de manière conséquente. Par exemple, le 95,9% de la matière organique biodégradable est éliminé.

Des défis de taille

Au fil des ans, le Valais a investi près de 2 milliards de francs pour assainir ses eaux, dont 300 millions proviennent de subventions cantonaux. Le canton doit maintenant s’atteler à un nouveau chantier, la séparation des eaux propres et des eaux usées. C’est le défi des Plans généraux d’évacuation des eaux (PGEE) dans lesquels les communes et le canton se sont engagés et pour lequel il reste encore beaucoup à faire. Et beaucoup à investir.

La lutte contre les micropolluants constitue un autre défi de taille à relever. La Confédération étudie actuellement le financement nécessaire pour le relever, mais la législation sur ce plan ne devrait pas changer la donne avant 2015. Le Valais a pris les devants. Le partenariat avec les industries chimiques du canton, signé en 2008, a déjà permis de faire baisser les rejets.

Reste encore la question du phosphore. La commission internationale pour la protection des eaux du Léman a fixé comme objectif, pour 2020, d’épurer le phosphore à 95%, afin d’éviter la prolifération d’algues et de plantes aquatiques. On est encore loin de cet objectif, puisqu’aujourd’hui 86,4% du phosphore est éliminé.

Par Jean-Yves GABBUD



0 commentaire
Publier un commentaire

Veuillez vous identifier pour poster un commentaire sur le site

Adresse e-mail
Mot de passe

Oublié votre mot de passe ?      Créer un compte web free





Société

Partirez-vous en vacances cet été?

 

 

 




Agenda

Annuaire de liens

Boutique

Cinéma

Concours




Sondages