Si le crédit pour la salle de la Matze a été refusé, celui pour les nouvelles archives communales a passé la rampe. L’occasion de plonger dans un univers fascinant et résolument...moderne!
«Les vieux barbus solitaires, acariâtres et croupissant dans leur tour d’ivoire, c’est terminé!» Le message est clair. Il est signé Patrice Tschopp, l’archiviste de la Ville de Sion. Si vous pensiez que les archives ressemblaient au film «le Nom de la Rose» avec les grimoires poussiéreux, les moines copistes et les grandes conspirations, il faudra donc repasser! La faute principalement à la masse d’informations liée aux nouvelles technologies: «Nous ne pouvons plus venir par après et nous contenter de gérer des vieilleries. Le flux d’informations a complètement révolutionné notre métier. Nous sommes devenus des managers du 21ème siècle», insiste l’archiviste.
Quatre kilomètres d’archives
«Là je suis en train de gentiment déborder sur la place de la Planta. Mises côte à côte, les archives actuelles représentent quatre kilomètres linéaires soit la distance entre Sion et Bramois», rigole Patrice Tschopp. Une manière de dire qu’il se trouve à l’étroit à côté du musée de l’Evêché où les archives ont élu domicile depuis 1992. «Quand j’ai commencé il y a trente ans, nous travaillions dans les caves de la Maison Supersaxo. Les choses ont bien changé. Il y a eu une jolie évolution.» Et ce n’est que le début puisque le plénum a récemment accepté la location de nouveaux locaux prévus à la Matze pour un montant de 180'000 francs par année. «C’est une très bonne chose, nos archives se rapprochent des archives cantonales. Elles se rapprochent aussi de la médiathèque, cela forme un tout très cohérent», souligne Marcel Maurer, président de la Ville de Sion. Concrètement, selon Patrice Tschopp, «les nouveaux locaux seront composés de 250 mètre carrés dédiés à l’administration et 650 mètres carrés pour le stockage.. Nous allons pouvoir concentrer tous les documents qui sont actuellement répartis sur plusieurs sites. Avec ces nouveaux locaux, nous aurons de quoi voir venir pour les trente prochaines années minimum!»
Par David VAQUIN

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